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Journal Nou lè Kapab

Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 20:36

Chaque année, la Région attribue à des étudiants en thèse des allocations leur permettant de poursuivre leurs études. L’année dernière, l’examen des dossiers et les attributions qui suivirent avaient suscité de grandes polémiques. Un an après, on aurait pu espérer que les leçons avaient été tirées et que tout serait mis en œuvre pour que l’examen de ce dossier « sensible » se passe dans les meilleures conditions. Rien de tout cela…

 

Depuis plusieurs années…

Afin d’apporter un jugement sur la qualité des dossiers présentés, un comité local d’experts (CLE) se réunissait afin d’émettre un avis. Les élus, réunis en commission éducation, en connaissance des dossiers et s’appuyant sur l’avis du CLE choisissaient en réunion les dossiers validés.

 

Il y a un an…

 

Grande fut la surprise pour les élus de l’opposition, l’année dernière lorsqu’ils se sont vu remettre une simple liste de noms pré-choisis par quelques élus de la majorité régionale, réunis en « missouk » quelques jours avant. Après demande en commission, les documents répertoriant entre autre les données tels les sujets de thèses, les laboratoires concernés, les notes ainsi que l’avis du CLE ont été remis à l’ensemble des élus.

 

Ces informations avaient permis aux élus de prendre une décision en connaissance de cause et pour le coup, elles avaient permis de mettre en exergue un certains nombre d’injustices. En effet, certains étudiants ayant eu un avis « très favorable » du CLE s’étaient vus rétrogradés et exclus du dispositif d’aides régionales, sur simple décision des quelques élus réunis auparavant.

 

Ces décisions avaient suscité de nombreuses incompréhensions et de la colère au sein de la communauté universitaire, à la fois des étudiants mais aussi de certains enseignants.

 

La mobilisation avait permis de revenir sur le cas de deux étudiants mais trois jeunes sont restés au final sanctionnés injustement par les élus de la majorité régionale.

 

Cette année…

 

Gardant en mémoire les évènements de l’année dernière, on aurait pu espérer qu’une attention particulière serait donnée pour que toute la transparence et la justice soit faite sur le traitement de ce dossier.

 

Rien de cela. Le dossier arrivé en commission éducation la semaine dernière était composé de quelques malheureuses feuilles, répertoriant encore une fois, la liste retenue par le comité de pré-sélection (qui n’est autre que les 4 ou 5 élus de la majorité réunis en « missouk »), un classement par ordre alphabétique et la feuille de présence du CLE. Pas de quoi faire la révolution.

 

Soulignant le manque d’informations pour prendre une décision juste, les élus de l’Alliance ont demandé aux services les documents habituellement remis même si c’est en séance. La nouvelle directrice de l’Education, a alors indiqué qu’un classement par ordre alphabétique était fourni, a soutenu, avant d’être contredite par Frédéric CADET, que les élus n’avaient pas les années précédentes disposé de documents supplémentaires en finissant par indiquer aux élus de l’Alliance que le comité « missouk » avait suivi le CLE.

 

Interpellée elle aussi, la majorité régionale a déclaré bien évidemment faire confiance aux élus réunis en « missouk » pendant que Maya Cesari et Béatrice Leperlier insistait sur les problèmes démocratiques qu’entraînaient un examen au rabais de ces dossiers.

 

Ainsi et malheureusement, si les élues de l’opposition peuvent aujourd’hui constater et regretter à nouveau le manque de transparence, elles ne peuvent en revanche pas se positionner sur la notion de justice, en l’absence d’informations suffisantes.

 

Le manque de transparence nuit à la démocratie

 

Si l’année dernière le problème portait sur le jugement des dossiers, cette année le problème se situe bien en amont. Comment prendre une décision qui semble juste quand les informations sont confisquées ?

 

Les élus de la majorité régionale ont validé le dossier en l’état et les services ont indiqué qu’il sera fourni à la commission permanente les documents complémentaires.

 

La commission éducation réunie jeudi dernier a donc fait le pari de prendre une décision sans connaissance de cause. Où est la notion de responsabilité et par ailleurs quel est le rôle de la commission éducation ? Bien qu’elle apporte qu’un avis sur les dossiers, elle fait partie intégrante du fonctionnement démocratique de l’institution et est l’occasion entre autre d’étudier les dossiers présentés sur le fond avant qu’une décision soit prise en commission permanente.

 

Pour cette année donc, la démocratie ne s’applique pas pour l’attribution des allocations de formations doctorales. Ajoutez à cela les délais très largement dépassés, à partir du moment où à la mi-décembre les étudiants thésards n’ont toujours pas reçu un euro d’aides, le caractère sérieux du dispositif de la Région prend dangereusement chaque année un coup non négligeable. 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 20:33

« Le fossé qui sépare les riches des pauvres dans les pays de l’OCDE est au plus haut depuis plus de 30 ans, et les gouvernements doivent agir sans délai pour combattre les inégalités » a indiqué l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans son dernier rapport.


Bien que la France soit épargnée par le bond des inégalités de revenus, il n’en reste pas moins qu’à La Réunion, les revenus sont sujets à polémique, notamment avec la sur-rémunération des fonctionnaires et l’exploitation des jeunes en contrat précaire ou stage non payé.


Sur le plan international, les chiffres et les estimations n’ont rien d’optimistes, notamment en ce qui concerne les jeunes, les demandeurs d’emploi, les retraités et les salariés. L’élévation de la précarité et de la misère augmentent ont interpellé de nombreux observateurs, économistes et experts qui tentent d’alerter les dirigeants. Ces derniers souhaitent la mise en œuvre dans les pays de l’Ocde de politiques volontaristes en matière d’emploi, d’éducation, de lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique soient mis en place rapidement.

 

Hausse des inégalités dans les pays développés

 

Dans un rapport publié le 5 décembre, l’organisation observe que « l'écart de revenus entre les riches et les pauvres a atteint son plus haut niveau depuis un demi-siècle ». Intitulé « Désunis nous restons : pourquoi les inégalités continuent de progresser », Michael Förster, analyste des politiques sociales au sein de l’OCDE et principal auteur de ce travail explique que les évolutions récentes des niveaux d’inégalités de revenus sont le reflet de deux phénomènes.

 

D’un côté, 1% des plus aisés, notamment les 0,1% les plus riches ont vu leur part de richesse augmenté, suite à la réduction des taux d’imposition. De l’autre, « la distribution des revenus » est disparate et  la distribution des prestations sociales en général a été moins forte que celle des salaires réels.

 

La France en équilibre pour le moment

 

En France, l’actuel système de prestations sociales et d'impôt a permit d’atténuer les inégalités, comme l’explique Le Monde, dans son rapport « France, portrait social » 2011, l’Insee indique que le système français a tendance à se dégrader. L'impôt sur le revenu est moins redistributif qu'en 1990 et les prestations sociales "n'ont pas suivi le rythme de la croissance des salaires réels moyens". En effet, les prestations sociales « ont été le plus souvent revalorisées selon l'inflation, et ont donc évolué moins vite que les revenus moyens de la population. Cette érosion relative de leurs montants, qui affecte leur capacité à réduire les inégalités, l'a emporté sur certaines réformes ayant à l'inverse accentué leur progressivité ».

 

D’autant plus que les mesures d’allègement fiscal pour les plus riches, notamment le bouclier fiscal, ont permit aux hauts revenus de conserver des largesses alors que la classe moyenne et les plus démunis doivent faire face à l’effort national pour réduire le déficit public.

 

 

L’absence d’engagement politique

« Partout dans le monde, les mouvements sociaux actuels expriment le fait que la croissance des inégalités conduit à un déficit démocratique » a expliqué Michael Förster. Les jeunes et les femmes participent peu au débat politique, les différences entre les hommes et les femmes persistent, les inégalités religieuses posent également problème dans certaines régions du monde… Il y a aujourd’hui des révolutions parties d’inégalités économique, social et culturel, certaines ont aboutit au changement, d’autre s’enlisent. Réduire les inégalités, prendre en compte l’autre et travailler ensemble pourraient à terme redonner à la démocratie sont grand « D ».

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 20:32

L’année dernière, l’AJFER a mené le combat contre les injustices dans le dossier des allocations régionales de formation doctorale.

 

Pour rappel, des étudiants qui avaient reçu un avis favorable du comité local d’expertise (CLE) se sont vus déclassés par des élus de la majorité au conseil régional et ont ainsi été, injustement privés d’aides pour mener à bien leur thèse.

 

La mobilisation des jeunes et des étudiants avaient permis de dénoncer les dysfonctionnements sur ce dossier et de rectifier le tir pour deux étudiants. Par ailleurs, trois étudiants lésés se sont vu attribué une aide par le conseil général.

 

Cette année, l’AJFER regrette le retard pris dans le traitement des dossiers. Déposés depuis fin juillet, ils ne sont traités que maintenant alors même que les étudiants ont commencé leurs travaux de recherche depuis le mois d’octobre.

 

L’AJFER regrette aussi qu’une nouvelle fois, cette année, toute la transparence ne soit pas faite sur ce dossier.

 

Sur les vingt-six dossiers examinés par le CLE, quinze ont reçu un avis favorable.

 

Le comité de pré-sélection, réunis à huit clos et composé de David Lorion, Frédéric Cadet, Huguette Vidot et Louis-Bertand Grondin, a pris les décisions suivantes :

 

-          Accorder l’aide pour dix étudiants ayant reçus un avis favorable du CLE

-          Refuser l’aide pour trois étudiants ayant reçus un avis favorable du CLE

-          Accorder l’aide pour quatre étudiants ayant reçu un avis réservé du CLE

 

Ainsi et contrairement à ce qui a été annoncé en commission éducation, l’avis du CLE n’a pas été entièrement suivi.

 

Face à cette situation, l’AJFER regrette la répétition de l’histoire. Nous condamnons à nouveau le refus de la pratique démocratique par la majorité régionale qui préfère prendre les décisions en catimini.

 

A la veille de la commission permanente qui prendra la décision finale, l’AJFER interpelle l’ensemble des élus pour que toute la transparence soit faite sur ce dossier et que les étudiants ayant eu un avis favorable du CLE et qui ne sont donc absolument pas déméritant, puissent se voir accorder cette aide, si nécessaire à la poursuite de leurs études.

 

 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:30

 

En définitive, il s’agit ici de dire que l’essor des services à la personne est une réalité et il s’est considérablement accéléré ces dix dernières années, sous l’effet conjugué d’un accroissement des besoins des Réunionnais comme des Français et de la volonté des pouvoirs publics de faire croître ce secteur, créateur d’emplois à domicile.

 

Fait remarquable, cette croissance s’est réalisée malgré la présence de nombreux freins. Ce qui permet d’envisager un potentiel de croissance beaucoup plus important qu’aujourd’hui si les différents acteurs du marché parviennent à débloquer ces freins, tant au niveau de la demande que de l’offre de services. La création de services à la personne devrait être un des catalyseurs de ce développement.

 

De plus, il semblerait que le secteur des services à la personne soit un marché rentable et large, surtout dans un système de compétitivité accrue où un individu paye pour une prestation donnée, le plus souvent par manque de temps. C’est ce que l’on appelle plus communément un échange de bon procédé où les deux principaux intéressés (professionnel et particulier) y trouvent un avantage certain et non négligeable, surtout dans un contexte où la mondialisation continue à toucher même les territoires isolés comme La Réunion. En ce qui concerne cette dernière, cette branche d’activité constitue un secteur porteur et ce, malgré la forte contrainte insulaire qui apparaît.

 

En somme, La Réunion se développant sur la base du système français et européen, il est tout à fait envisageable d’y implanter un vrai réseau hiérarchisé de services à la personne, tout en sachant que cette dernière connaît depuis une dizaine d’année dans ses grandes villes, l’adage bien connu des grands pays industrialisés : « métro, boulot, dodo ».

 

Un marché local important

La population totale réunionnaise en 2008 était estimée à 802 000 habitants. De plus, le fort taux de chômage réunionnais associé à l’illettrisme important dans l’île engendrent des situations de dépendance de beaucoup d’individus qui se retrouve dans une situation d’assistanat dû au contexte social. Ceci étant, il serait utile de mettre en place des services de gestion de tout l’administratif (lettres, contrats, comptabilité…) mais il faut d’abord une sensibilisation et une conscientisation collective pour que cela s’ancre dans les mœurs.

 

Par ailleurs, les ménages composés d’un homme et d’une femme, sont souvent obligés de travailler tous les deux, au vu du coût de la vie et sont très peu disponibles. Les emplois qui proposent des horaires contraignants et décalés concernent généralement le milieu de la restauration, les aéroports, les hôpitaux. En ce sens, les services tels que le ménage, repassage, les garderies d’enfants à domicile sont utiles pour ces types de ménages.

 

Une méthodologie

Le temps est en ce sens un facteur clé qu’il faut approfondir ici, en étudiant finement par la suite les besoins réels des réunionnais au quotidien. Cela passe notamment par une étude de marché qu’il convient de réaliser avec tous les supports documentaires de lecture qui en font partie. Il faut bien évidemment établir une estimation de l’activité du secteur, puis réaliser une perspective de son développement avec une sémantique dans le secteur : une méthodologie est à mettre en place pour mener à la création d’un observatoire économique et social du secteur des entreprises de services à la personne.

 

Un retour à la proximité

Pour conclure, nous pouvons rendre compte d’un fait très éloquent sur l’île. Les services à la personne peuvent s’interpréter comme des services de proximité qui permettent d’être au plus près des individus et de créer donc du lien social. L’île de La Réunion est effectivement un territoire éloigné des grandes métropoles car insulaire et baignant dans un océan en marge des pays développés. En ce sens, ce caractère spécifique aux îles fait apparaître des relations humaines très ancrées, avec une solidarité et une image de la famille très importante. C’est pourquoi, il semble intéressant de développer ce secteur ici car cela participera et accentuera le « vivre ensemble » unique et cher aux réunionnais.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:28

Depuis plusieurs jours et jusqu’à ce soir, se tient en Afrique du Sud, une énième rencontre de plus de 190 pays sur le réchauffement climatique. L’objectif est de trouver comment diminuer les émissions de gaz à effet de serre et ce afin de limiter la hausse des températures sur la planète. De belles perspectives en théorie mais dans le concret, les choses ne sont pas si simples…

 

La question du devenir du protocole de Kyoto

 

Le protocole de Kyoto, traité international visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre imposent aux grands pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette convention arrive à terme en 2012 et son devenir est l’un des enjeux incertain de cette nouvelle rencontre internationale.

 

Si les Etats-Unis sont souvent montré du doigt par leur refus de signé le protocole de Kyoto, il ne faut pas pour autant oublier qu’à l’exception de la Norvège, les pays signataires ne respectent les engagements pris en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre.

 

De nombreuses voix se sont élevées pour regretter la différence entre les engagements pris et ce qui a réellement été fait. Jean Jouzel a ainsi dénoncé le problème de la mise œuvre du protocole issu en grande partie d’un manque de volonté politique.

 

Des pays qui se sont engagés à l’époque, remettent aujourd’hui en cause le devenir de Kyoto alors que d’autres y sont très fortement attachés, c’est notamment le cas des petits territoires insulaires, le tout sur fond de « qui est responsable ? ».

 

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki-Moon a reconnu le caractère imparfait voir insuffisant du protocole de Kyoto mais a estimé qu’il était « une fondation sur laquelle bâtir l’avenir ». 

 

De la difficulté d’un accord mondial quand la responsabilité des pays est si variante

Il a été rappelé durant cette conférence que si un nouvel accord dépendait de tous, la Chine, l’Inde, la Russie, le Japon et les Etats-Unis, responsables à eux-seuls de 50% des émissions de gaz à effet de serre, devaient s’engager pleinement. Et c’est ici que le bas blesse.

 

Alors que Ban-Ki-Moon n’hésite pas à déclarer que c’est « l’avenir de la planète qui est en jeu » à travers ce protocole, que des experts mettent en garde contre la probable future inhospitalité de certains territoires, l’enjeu mondial et humain est freiné : les territoires durement frappés par le réchauffement de la planète notamment les territoires insulaires attendent des « grands » des décisions courageuses alors que ces derniers sont occupés à « savoir ce que va faire l’autre pays » au lieu de « ce qu’ils peuvent faire eux-mêmes ».

 

Finalement, encore une fois, les intérêts que l’on pourrait qualifier de personnel passent avant l’intérêt général, sauf que là, condition aggravante, c’est à l’échelle de la planète. Si les conséquences se voient amplifiées, le processus est le même et le négociateur de la République du Congo l’a assez bien résumé : « quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui est foulée ».

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab - Communauté : Les blogs citoyens
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