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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 19:20

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) a estimé qu’il fallait créer 600 millions d’emploi en dix ans pour diminuer le chômage qui  touche 200 millions de personnes. De son côté la Commission Européenne a interpellé les eurodéputés sur la nécessité d’octroyer des salaires minimums décents dans les pays de l’UE.


La crise économique et financière internationale, ajoutée à la crise de la dette souveraine en Europe, ont mit en évidence un système à bout de souffle, qui doit se refonder sur d’autres valeurs que celles des bénéfices. Un emploi pour les chômeurs, un salaire décent pour les travailleurs peuvent réduire les effets de la crise et relancer l’économie du pays. Reste la volonté politique pour cela. 


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200 millions de chômeurs dans le monde

 

Selon le rapport de l’OIT, intitulé « Tendances mondiales de l’emploi 2012 », les dirigeants devront créer urgemment « 600 millions d’emplois productifs au cours des dix prochaines années en vue de générer une croissance durable et de préserver la cohésion sociale ». Trois ans après le début de la crise économique et financière internationale, la détérioration de l’activité économique a accentué la hausse du chômage, qui accumulé touche aujourd’hui près de 200 millions de personnes à l’échelle mondiale. En plus du « défi pressant » de résorber le chômage accumulé, les dirigeants mondiaux devront également créés de nouveaux emplois, soit 400 millions, au cours des dix prochaines années pour absorber l’accroissement annuel de la main-d’œuvre estimé à 40 millions par an.


Toutefois, la relance économique qui était entreprise en 2009 n’a pas eu d’impact sur les 27 millions de chômeurs de plus au début de la crise en 2008. D’autant plus que ceux-ci sont ajoutés aux « 29 millions de travailleurs découragés ». Globalement, « le chômage mondial ferait un bond, passant de l’actuel chiffre de 197 millions à 225 millions, et le taux mondial augmenterait de 6 % à 6,9 % ». Le rapport met également en évidence que « le monde est confronté à un défi supplémentaire, celui de créer des emplois décents pour quelque 900 millions de travailleurs qui vivent avec leur famille au-dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par jour », tout particulièrement dans les pays en voie de développement.


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Des politiques d’austérité néfastes

 

Juan Somavia, le directeur général du Bureau International du Travail, a constaté dans les colonnes de L’Humanité que « La crise de l’emploi ne connaît pas de répit : un travailleur sur trois dans le monde – environ 1,1 milliard de personnes – vit sous le seuil de pauvreté avec moins de 1,50 euro/jour ». Ce dernier a ajouté que « la création d’emplois dans l’économie réelle doit devenir notre priorité numéro un ».  


Dans son rapport, l’OIT dénonce des « politiques budgétaires très strictes » qui pèsent sur la demande globale. En effet, au sein des économies développées et de l’Union Européenne, l’obnubilation des mesures d’austérité « menace de nuire à la performance des marchés du travail et d’augmenter les coûts à long terme de la crise ». L’institution internationale plaide pour des politiques de croissance et des mesures de soutien à la création d’emplois, car « seules de telles politiques seraient à même de forger une reprise durable ».


Aujourd’hui tous les indicateurs sont au rouge et amorcent la fin d’un système qui doit prendre en compte l’Humain. Développer des politiques de l’emploi relancera la croissance et permettrait de réduire le déficit public de l’état et de la Sécu. En effet, l’emploi reste la seule alternative au bien être d’une société. En plus d’un taux de chômage en hausse, de nombreux travailleurs vivent dans la précarité, voire dans la misère. Cette situation s’aggrave avec les politiques publiques et privées, qui - sous couvert de la crise – réduisent les salaires, augmentent les heures de travail et ne paient plus le travail à sa hauteur.


Tout travail mérite salaire « décent »    

Face à l’intensification de la précarité et de la misère dans le monde du travail, la Commission Européenne a admit que « Tout travail mérite un salaire décent ». Le commissaire en charge des Affaires sociales et de l’Emploi, László Andor, a appelé les 27 pays membres de l’Union Européenne à établir un salaire minimum « adapté au niveau de leur économie ».


Aujourd’hui, 20 états membres ont instauré un salaire minimum, avec d’importantes différences d’un pays à un autre, reflétant, plus ou moins le niveau des prix dans chaque état membre. En 2011, le salaire minimum brut s’établissait ainsi à près de 1.800 euros au Luxembourg, 1.415 euros en Belgique et 123 euros en Bulgarie, 157 euros en Roumanie. Cette disparité met en avant une Europe à deux vitesses, avec d’un côté des pays créateurs d’emploi et de richesses et de l’autre, des pays peinant à développer leur économie au sein de l’Union Européenne.  


Cristina Arigho, porte-parole du commissaire László Andor, a expliqué que « Les salaires minimums peuvent prévenir une course destructrice à la diminution du coût de l’emploi et sont un facteur important pour assurer des emplois d’une qualité décente ». De plus, ces salaires « devraient être adaptés régulièrement, en concertation avec les partenaires sociaux et en tenant compte des développements économiques » a estimé la Commission en charge des Affaires sociales et de l’Emploi.


Par AJFER - Publié dans : LUTTE POUR l'EMPLOI
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Commentaires

"Alors que chômage et sous-emploi ne cessent de progresser partout en Europe, la politique de l'emploi demeure la préoccupation légitimement première des français." dans "Sans réduction du temps de travail, pas de création d'emplois". Le Monde, 16/04/2012.  

 

Commentaire n°1 posté par stefany le 10/05/2012 à 08h51
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