Publié par AJFER - Nou Lé Kapab

Dans le cadre de notre campagne "Alon kozé pour l'avenir de nout péi!", nous nous sommes rendus, le 5 novembre 2013 à Trois Bassins afin d'échanger sur l'emploi mais aussi la gouvernance, la formation et les salaires. Le sujet principal qui sort de ce débat est la formation: "on ne peut pas payer une formation pour ensuite se retrouver au chômage, alors qu'il existe des postes disponibles à La Réunion". 

 

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Après une présentation de l'AJFER- Nou Lé Kapab, Gilles Lepelier président de l'AJFER - Nou Lé Kapab, a exposé les raisons de nos mobilisations pour la Priorité à l'embauche des réunionnais. Aujourd'hui, face à un taux de chômage record de près de 30%, "la situation hors norme que vit La Réunion depuis des années doit exiger des mesures hors normes et surtout spécifiques à la Réunion". 

 

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Un constat partagé par les participants qui n'ont pas hésité à s'exprimer et à dénoncer "un système injuste". "Le peuple doit se révolter. Il faut une révolte populaire" pour Antoine. 

 

De son côté, Johanne a expliqué qu'il fait une formation dont le prix est de 12.000 euros, près de 90% de la somme est prise en charge par le Conseil Régional, et 1.000 euros est à sa charge. Il est possible que la Région prenne en charge cette somme importante, mais "il faut avoir une promesse d'embauche pour avoir droit aux aides alors qu'on a n'a pas de diplôme". 


Pour le président de l'AJFER-Nou Lé Kapab, "on voit là un problème qui revient tout le temps. Quand ils font des propositions de formation, il faut absolument proposer le complet. C'est-à-dire école et entreprise. C'est un package qui est indissociable et indispensable pour que les personnes formées puissent réussir. C'est à l'Etat de proposer le complet et pas seulement une partie". 

 

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Aurélie a ajouté: "on travaille la journée et on a des cours du soir. Pour pouvoir être aidé, on a plusieurs propositions, notamment le Chèque Formation Réussite du Conseil Régional, qui oblige à une promesse d'embauche spécifique à notre formation pour pouvoir en bénéficier". 


Pour Gilles, "Ils trouvent toujours un truc pour ne pas aider. En plus, il y a trop d'aide, trop d'acteur, il n'y a aucune transparence et personne ne s'y retrouve dans tout ces dispositifs". C'est pourquoi nous proposons "un service unique pour l'emploi, la formation, l’orientation,  l’insertion professionnelle et  la mobilité, qui regroupe tous les acteurs avec un suivi. Parce qu'on ne peut pas payer une formation pour ensuite être au chômage". 

 

Pour Damien, "on n'a pas de garanti derrière", "parce qu'il n'y a pas de perspectives, ni d'anticipation", a expliqué Gilles Leperlier. Damien a indiqué: "il y a beaucoup de chiffres qui sortent, mais c'est pour se flatter, parce qu'ils disent qu'il y a tant de réussite en formation, mais à la fin c'est le chômage". Pour Gilles, cela s'explique par le fait que "lorsqu'on fait une formation, on sort des chiffres du chômage, c'est comme cela qu'ils peuvent dire que le chômage baisse". 

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Pour un autre jeune homme, "on ne nous prend pas au RSMA, quand on est trop diplômé" ou encore "malgré mes deux diplômes (cuisine et sécurité), je me bats chaque jour pour avoir un petit travail". "Chacun à ses expériences, son vécu, ses difficultés, avec toutes ces connaissances et ces compétences, on peut changer les choses. Parce que si l'on reste dans le système actuel, rien ne changera. C'est pourquoi, nous pensons qu'il faut l'union  avancer et faire bouger les lignes. Si on se rassemble, ensemble on sera plus fort", a conclut Gilles Leperlier. 

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