Rejoignez nous

L'Alliance des Jeunes | Créez votre badge

contact@noulekapab.com

0692 21 08 98

Recherche

Recommander

Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 08:19

Le premier ministre, François Fillon a annoncé il y a plus d'une semaine la mise en place d'un plan d'austérité qui a pour optique de ramener le déficit public de 5,7% du PIB actuellement, à 4,5 % en 2012.

Ce plan de rigueur (n'ayons pas peur des mots) a était présenté par le chef du gouvernement comme étant un plan de redressement sincère des finances de l’État, sincère car demandant soit disant aux plus aisés de participer à l'effort national pour réduire le déficit abyssal de la dette public. Qu'en est-il dans le détail?

Une justice fiscale à deux vitesses

La dette de l'Etat Français ne date pas d'hier et depuis plusieurs années, les différents gouvernements s’attèlent à réduire les dépenses des services publics. Ces coupes budgétaires organisées dans les services publics privent certaines classes sociales de l’accès à l'éducation, à la santé ou encore à la justice.

 

En parallèle à ses restrictions budgétaires qui impactent le quotidien des familles les moins aisées, ce même gouvernement qui prône actuellement l'austérité avait mis en place le bouclier fiscal en 2007, réforme budgétaire visant à diminuer l'impôt des plus fortunés. Cette réforme mise en place dès le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy et supprimée cette année pour cause de non efficacité aura coûté à l’Etat 586 millions d’euros en 2009, 678 millions d’euros en 2010 et 750 millions d’euros pour l’année 2011.

 

Ces centaines de millions d'euro qui sont allés dans le portefeuille des plus riches du pays sont aujourd'hui encore le gage d'une justice fiscale à deux vitesses où la rigueur n'a pas la même signification pour tout un chacun. Comme s'il ne suffisait pas de diminuer le taux d'imposition des plus grandes fortunes de France, le gouvernement a récemment décidé de supprimer l'impôt le plus juste du pays, à savoir, l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Cet impôt rapportait chaque année plus de 4,5 milliards d'euros fait parti des nombreuses sources de revenus que l’État n'utilisera pas et ce afin probablement, de pouvoir protéger les camarades du Fouquet's en ces temps de crise économique.

Contribution symbolique des plus riches

Estimant que « le seuil de tolérance à l'endettement (était) dépassé », le chef du gouvernement a par ailleurs ajouté que les hauts revenus (supérieur à 5 00 000 euros annuel) seraient désormais taxés à hauteur de 3%. Cette contribution des revenus importants ne rapportera que 200 millions d'euros à l'Etat alors que le plan de rigueur doit permettre au gouvernement d'effectué 12 milliards d'euros d'économie. Les riches ayant contribué à l'effort (symbolique) national, il convient également de dire que c'est bien malheureusement la classe moyenne du pays qui paiera très largement la rigueur annoncée. Parmi les nouvelles taxations envisagées par le gouvernement, la hausse des taxes sur les complémentaires santé et les assurances vie qui doivent rapporter plus d'un milliard d’euros de recettes en 2012.

 

L’accès à la santé devient donc un luxe de moins en moins accessible car dépendant des ressources financières des familles. Outre la taxation annoncée des assurances vie et des mutuelles, la hausse annoncée des taxes sur les sodas, les alcools et le tabac ne fera que diminuer le pouvoir d'achat des catégories sociales les plus défavorisées.

Par Steff - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés