Publié par AJFER

Nous vivons sur la planète TERRE appartenant au système solaire. Au niveau de la connaissance actuelle, c'est la seule planète où existe la VIE. A cause de l'activité humaine, cette VIE est menacée de disparition.


La production de CO2 accélère le réchauffement du climat et provoque des phénomènes intenses: cyclone, inondation, sécheresse, fonte des neiges, houle, maladie émergente, incendie, …

 

Le monde entier se mobilise dans une course pour la SURVIE. Les jeunes sont aux premiers rangs car il s'agit de leur avenir.

 

Les solutions ne seront pas simples; Elles seront plus faciles à trouver et à appliquer si le niveau de prise de conscience est élevé et partagé. Pour sa part, la jeunesse réunionnaise entend prendre sa part dans la mobilisation pour anticiper le désastre qui s'annonce.

 

Si la pollution en est la première cause, le système politique qui gère l'organisation humaine et fixe les orientations prioritaires en est totalement responsable.

 

Un exemple: en ce moment, des Etats Généraux sont organisés pour discuter de l'avenir de nos territoires. Nous regrettons qu'aucun atelier ne soit consacré à la Jeunesse et à ses préoccupations. Aucun effort, non plus, n'a été entreprit dans les médias.

 

Nous disons NON au modèle de société actuelle qui rend inconsciente, égoïste, individualiste, gaspilleuse, violente notre société et qui est dangereuse pour la cohésion de notre population.

 

Nous disons NON à l'instrumentalisation de la Jeunesse : un jour, nous sommes parés de toutes les vertus, un autre nous sommes des parias de la société.

 

Nous disons NON à tous ceux qui cherchent des justifications pour refuser l'évidence et l'insupportable.

 

Une société qui méprise et abandonne sa jeunesse est une société en déclin.

 

Nous appelons la jeunesse réunionnaise à relever le défi de cette catastrophe annoncée.

 

Nous appelons la jeunesse réunionnaise à refuser les illusions perdues dans lesquelles nous sommes entretenues;

 

Nous appelons tous nos amis et camarades à s'engager fortement à la recherche de solutions réunionnaises et véritablement durables.

 

Nous appelons la jeunesse réunionnaise à prendre conscience qu'il y a suffisamment d’emplois dans notre pays. Il nous appartient donc d'être audacieux et persévérant.

 

Nous appelons la jeunesse réunionnaise à rédiger ensemble le grand livre :

 

 « NOU LE KAPAB

1000 projets pour l'avenir des jeunes réunionnais! »

Devant la préfecture avant le rendez vous


La fin d'un modèle

 

La Réunion, terre intégrée dans la République française et dans l’Union européenne, a su tirer profit de son positionnement géographique et historique. Ce qui lui a permis d’obtenir des moyens et de régler des problèmes de fond (bien-être de la population, élévation du niveau de vie, dans le domaine de la santé, de l'éducation, des biens matériels, des infrastructures, des équipements...). Mais, parallèlement à ces progrès, l'île s'est enfermée sur un modèle exclusif provenant de l'hexagone. Or, ce modèle a atteint ses limites dans le cadre d’une économie sans frontière. La crise que traversent actuellement les DOM pose un problème de fond sur l’avenir de ces territoires.

 

Un bref rappel historique nous permettra de mieux comprendre la situation.


La loi du 19 mars 1946 a conféré à la Guyane, à la Guadeloupe, à la Martinique et à La Réunion le statut de département. L’égalité sociale prévue au 1er janvier 1947 n’a eu lieu que 50 ans plus tard, c’est-à-dire en 2002. 


La loi de décentralisation de mars 1982 a érigé chaque DOM en région et a transféré au Conseil général et au Conseil régional un certain nombre de compétences relevant auparavant de l’Etat. Ce transfert de compétences a été renforcé par la loi du 13 août 2004. Cette loi stipule que toutes les collectivités locales peuvent intervenir dans les domaines de compétence. L’Etat continue tout de même à jouer un rôle prépondérant dans le domaine économique, notamment au travers des lois d’orientation ou des lois-programmes.

 

Beaucoup de questions restent en suspend. Comment assumer l’intégration à la France et à l’Europe ? Comment développer  les relations avec les pays voisins dans ce nouveau contexte avec des écarts de niveau de vie importants ? Comment régler entre autres les problèmes posés par les APE ? Comment régler le problème de la concurrence ? 

Plusieurs phénomènes expliquent ce déséquilibre persistant sur le marché du travail à La Réunion et dans les DOM en général :

- un chômage de masse qui touche en premier lieu les jeunes

 

Les données fournies par Jean-Yves Rouchoux illustrent bien la situation de La Réunion : 

 

- de 1967 à 1974, plus de 12.500 emplois sont créés (1.800 par an), mais 23.800 actifs supplémentaires arrivent sur le marché de l’emploi (3.400 par an) et le taux de chômage s’approche de 20%, 

- de 1974 à 1982, il y a une création annuelle d’emplois inférieure à 2.000 personnes, mais 5.400 actifs supplémentaires, 

- de 1982 à 1990, c’est 3.500 emplois environ qui sont créés, mais avec plus du double d’actifs supplémentaires, soit 7.250 personnes.

 

Au début des années 1990, les créations d’emplois sont plus modestes : 3.000 emplois en moyenne et par an. Cet échec relatif en matière de création d’emplois (taux de croissance annuel avoisinant 1,5%) débouche sur un taux de chômage toujours croissant du fait de l’arrivée de 7.700 actifs avec un taux de chômage qui avoisine les 30% aujourd’hui.

• Une évolution plus modérée de la demande de travail. 


 

La croissance économique enregistrée dans les DOM en général  a été plutôt économe en emplois et a reposé largement sur les gains de productivité.

• Le décalage entre l’offre et la demande de travail. 

 

La proportion d’actifs sans diplôme reste élevée (de l’ordre de 40%) contre 16% en France. 

• La structure de l’économie : forte prédominance du tertiaire

 

Les économies des DOM ont connu une transition d’économie de plantation vers des économies tertiaires (plus de 84% de la valeur ajoutée aujourd’hui). Le secteur primaire a quasiment disparu et le secteur secondaire, notamment industriel, reste très faible (6% contre près de 20% en France).

• Des transferts très importants représentant près de 40% du PIB. 

 

À La Réunion, selon les chiffres de l’I.E.D.O.M., le solde net des transferts publics, c’est-à-dire le solde des recettes et des dépenses de l’État, plus le solde des recettes et des dépenses des organismes sociaux représentent environ 40% du PIB régional, et cela depuis plus de dix ans. Le poids des transferts publics dans l’économie est très important dans les DOM où il avoisine les 30% du PIB.

• Un déficit de la balance commercial très important. 

 

Le taux de couverture (exportation/importation) est inférieur à 10% dans les DOM. (Voir graphique “Évolution du déficit de la balance commerciale à La Réunion”).

• Des exportations très faibles et essentiellement de produits primaires (près de 50% pour le sucre à La Réunion).

• Une très faible ouverture sur les pays voisins. 

 

Le commerce se fait essentiellement avec la France depuis près de 50 ans.

 

A cela s’ajoutent des indicateurs sociaux alarmants :

La part de la population vivant en dessous du seuil de la pauvreté est considérable dans les DOM et en particulier à La Réunion. En effet, 52% de la population vit avec moins de 790 euros par mois.

• De très fortes inégalités de revenu. 

 

Les inégalités sont deux à trois fois plus importantes que celles observées en France.

• Un fort taux d’illettrisme. 

 

Par exemple, à La Réunion, près de 111.000 personnes sont illettrées et touche également les jeunes.

• Un coût de la vie extrêmement élevé. 

Certaines études montrent que le coût de la vie est 50% plus élevé dans les DOM qu’en France.

 

Au cœur des contradictions


Le modèle a abouti à un système très inégalitaire, les revendications des Domiens sont donc légitimes. En même temps, avec l’application des APE et l’ouverture des marchés, les économies des DOM vont se retrouver en concurrence avec les pays voisins où les coûts de production sont largement inférieurs. 

L’OMC oblige également une ouverture des frontières et la suppression de toute forme de subsides. Le prix du sucre va ainsi être réduit de 36%. Quelle catégorie sociale accepterait une baisse de 36% de ses revenus ?


Nous sommes aujourd’hui au cœur des contradictions. Nous sommes dans l’impasse dans tous les secteurs. Quel chemin prendre aujourd’hui ? Il faut que tous les Réunionnais se concertent. L’intégration avec ou sans assimilation a aggravé tous les paramètres. La sortie ne peut aujourd’hui se faire que par le biais du développement durable.

 

 

 

Osons un nouveau modèle !

PRIORITE A L’EMBAUCHE DES REUNIONNAIS

 

Le modèle décidé et instauré à La Réunion a eu ses bons côtés : avancés techniques et sociales, scolarisation, hausse du niveau de vie.

Mais les côtés pervers, eux aussi, sont déclarés et montre les limites de ce modèle :

Taux de chômage les plus élevés de France et d'Europe, un taux d'illettrisme très important, des filières non adaptées et cela à tous niveaux, universitaire comme professionnel, cherté de la vie, l'assistanat et la pauvreté est le quotidien de plus de 50% de la population...

 

Il faut changer nos regards et se tourner vers un avenir digne de notre pays et de nos avancés : Osons un modèle nouveau.

 

I/ Dans le domaine de l'éducation et de l'emploi :

 

A) Rénovation des filières BEP/CAP

 

Un bref regard sur la courbe de ceux qui sont le plus touchés par le chômage montre que les diplômés d'un CAP/BEP à La Réunion ont, à peu de chose près, le même taux de chômage que les non-diplômés! Cette filière, qui regroupe la plus forte concentration de jeunes, mérite une profonde rénovation. Cette rénovation devra prendre en compte les métiers les spécificités, être innovante et adaptée à situation de notre pays comme les métiers de la mer, de l'environnement, des énergies renouvelables. Il existe des CAP pêche en France et pas ici alors que nous sommes une île! Il y plus de chauffe-eau solaire sur notre seul petit territoire que sur l'hexagone en entier, pourtant il n'y a pas de formation « saloriste » ici!...

 

B) Recrutement local

 

La Réunion connaît une crise de l'emploi sans précédent. Nous avons des milliers de jeunes diplômés sans emploi et encore plus de jeunes non diplômés dans une situation plus grave encore. Nous sommes au bord de l'asphyxie, pouvons nous nous autoriser le luxe de recruter ailleurs quand la main d'oeuvre existe et est sans emploi? Il est temps d'arrêter  cette injustice. Un parent peut-il décemment donner à manger aux autres quand ses propres enfants meurent de faim? Comme l'a souligné le président en Guadeloupe, comme cela se fait en Guyane, il faut désormais recruter en dehors dans le seul et unique cas ou il n'y aucun indigène qui soit en mesure d'exercer le métier désigné.

 

C) Création de filières innovantes

 

Il faut désormais des filières en lien et en adéquation avec les besoins de La Réunion et à tous les niveaux d'étude. Des filières nécessaires mais aussi attractives et cela dans trois grands domaines :

 

  1. L'environnement : les énergies renouvelables (le solaire, la biomasse, l'éolien, la géothermie,...), la valorisation des déchets, l'écologie (protection, valorisation, connaissance des forêts, étude de la bio-diversité...), connaissance des plantes médicinales...
  2. L'aide à la personne (plus de filières petite enfance, d'aide aux personnes âgées ou handicapées, connaissance approfondie de ce public).
  3. Le développement de la coopération régional : développer la mobilité et les échanges de connaissance avec les pays de la zone, notamment dans le domaine de l'agriculture et de la pêche. 

 

II/ Dans le domaine de la culture :

 

L'histoire du peuplement, de l'esclavage, de la colonisation, de la départementalisation des DOM doit être connue de tous les français! Le monde entier reconnaît Aimé CESAIRE mais pas la France, est-ce normal? Son nom et celui de tous ceux qui ont contribué à changer le destin politique des DOM actuels, doivent être connus de tous les français, cela participe aussi à la « construction d'une culture, d'une identité et d'un patrimoine commun », comme c'est écrit dans les programmes scolaires, sans cela, nous ne faisons pas partie de La France. (Nous ne pouvons pas faire partie d'un pays qui occulte notre histoire et nous contraint à connaître le sien.)

 

Autant que les grands auteurs, écrivains, poètes, sculpteurs, peintres, chanteurs,... du territoire français, ceux des DOM, eux-aussi, méritent d'être étudié; les élèves doivent quitter l'école en sachant citer au moins un poème écrit par un domien, reconnaître une œuvre artistique, fredonner un air, avoir en tête un de leur titre de livre.

 

Ce projet est donc  proposé par les jeunes réunionnais et pour les jeunes. Il a pour but de faire entendre la voix de ceux que les états généraux ont oubliés.

Nous commencerons par donner une définition de « jeune » puis nous exposerons les constats et nos propositions pour contribuer à améliorer voire à changer nos conditions de vie.

 

Que signifie être jeune ? 

 

En statistique sont considérés comme jeunes les moins de 25 ans.

Pour les jeunes eux-mêmes, la jeunesse se définit en d'autres termes. La question a été posé aux différents groupes de jeunes réunis : c’est quoi être jeune aujourd’hui? Les réponses formulées ont été les suivantes :

 

  • Dépendant
  • Non reconnaissance
  • Galère
  • Condition précaire
  • Etude/chômage
  • Avenir
  • Punch
  • Confiance
  • S’investir
  • Chance
  • Se construire
  • Un état d’esprit
  • Se responsabiliser
  • Etre oublié et mis à l’écart
  • Potentiel à exploiter
  • L’insouciance
  • Quête de l’identité sociale
  • Etre protégé/protection
  • Ephémère
  • Avoir de l’ambition
  • L’espoir
  • Apprendre

 

Ces réponses montrent le malaise que traversent aujourd’hui les jeunes dans la société réunionnaise. Les jeunes sont en effet durement touchés par le chômage alors qu’elle représente l’avenir du pays.


L'un des premiers et plus importants soucis des jeunes d'aujourd'hui c'est l'emploi car c'est ce dernier qui conditionne tout le reste : la santé, le logement, la famille, l'éducation et donc le bien être.

 

III/ L'emploi

 

Le nombre de demandeurs d’emploi à la Réunion  s’élève  à plus de 114 000  individus. Le taux de chômage est le plus élevé à La Réunion comparé aux autres Dom ou à la France. De même, les offres d’emploi enregistrées sont en chutes. Sur 1 an les offres d’emploi ont diminué de 43.2% à La Réunion.  Lorsqu’on analyse selon l’âge, on constate que le chômage touche en premier lieu les jeunes et quelque soit le niveau d’étude. Il est aujourd’hui urgent d’agir pour créer des emplois à La Réunion et en particulier pour les jeunes d’autant plus que les 18-25ans n’ont pas droit aux minimas sociaux et à des dispositifs d’insertion spécifique.


L’âge est  un facteur discriminant face au chômage. Le taux de chômage des jeunes (moins de 25 ans) est toujours très élevé (49 %). Ce taux élevé est le même depuis trois ans. Il n’a connu aucune diminution.  


Aujourd’hui le chômage touche davantage les jeunes et quelque soit le niveau d’étude. Certes, les personnes non diplômées sont plus exposées au chômage. En effet, le taux de chômage atteint 35% chez les non diplômés, soit dix fois plus que parmi les diplômés Bac + 3 minimum. Mais 13 % des bacheliers sont également au chômage.


Chez les plus jeunes (moins de 30 ans), le baccalauréat ne suffit plus à éviter le chômage, puisque 28 % des bacheliers actifs sont au chômage (18 % chez les Bac + 2). Le niveau de diplôme contribue toutefois à réduire les risques : 57 % des jeunes de moins de 30 ans non diplômés sont au chômage.


Le taux de chômage à La réunion est le celui le plus élevé de toute l'Europe!


L'accès au premier emploi reste difficile à cause notamment de problèmes liés aux finances, au transport, à l'information.

 

Les formations ne sont pas toujours adapté aux besoins réels en emploi à La Réunion. Par exemple de nombreuses filières à l'université de La Réunion sont coupées du monde professionnel et des besoins du marché, alors même que les postes à l'université sont saturés.

 

Conséquence : beaucoup de diplômés s'orientent vers le professorat et ou des concours de la fonction publique qui se font sur place mais qui n'ont plus rien à voir avec leur formation initiale.

 

Les jeunes souffrent d'un manque d'expérience qui fait peur aux employeurs. Ce problème est encore plus accentué chez les jeunes femmes. Les obstacles sont tels que beaucoup finissent par perdre leurs motivations pour laisser place à l'assistanat ou à des procédures de contournement comme les grossesses précoces.

 

 

Emploi précaire, à temps partiel et bas salaire pour les jeunes


Lorsqu’ils ne sont pas touchés par le chômage, les jeunes occupe la plupart du temps des emplois précaires ou à temps partiel. Dans le secteur marchand les emplois à temps complet occupés par les jeunes sont pour plus des trois quarts de niveau “employé et ouvrier”. Seuls 3 % sont de niveau “cadre supérieur” et 15 % de niveau “profession intermédiaire”. Plus de la moitié des embauches de jeunes au niveau des cadres supérieurs et professions intermédiaires ont lieu dans le secteur des services aux entreprises et du commerce.

 

Les jeunes réunionnais paye également cher leur statut de deniers arrivés sur le marché de l’emploi. Ils sont à 35 % en contrat à durée déterminée (CDD). Les jeunes sont également nombreux à exercé à temps partiel. Parmi les jeunes salariés, 23 % sont à temps partiel, contre 21 % pour l’ensemble des salariés.

 

Les salaires des jeunes sont moins élevés que ceux de l’ensemble des actifs. Dans le secteur marchand, plus de 40 % des jeunes ont un salaire inférieur à 1 000 euros somme correspondant à un Smic net. Certains ont donc bine du mal à atteindre ce minimum socio-économique et du fait du travail à temps partiel plus de 20 % sont inférieur.

 

Salaire des jeunes dans le secteur marchand 

 

 

En %

Moins de 1000 euros

De 1 000 à 1399 euros

De 1 400 à 2 299 euros

Plus de 2 300 euros

Secteurs marchands

40 .7 %

42.7%

13.9 %

2.6 %

 

 

Il est aujourd’hui urgent d’agir pour créer des emplois à La Réunion et en particulier pour les jeunes. Il faut donner du travail aux jeunes d’autant plus que les 18-25 ans n’ont pas droit aux minima sociaux et à des dispositifs d’insertion spécifique.

D’où cette état d’esprit des jeunes qui se sentent dévalorisé. La plupart des jeunes tombent dans la fatalité. Etre jeunes aujourd’hui c’est être mis à l’écart. Alors que la jeunesse constitue l’avenir du pays.

 

Des propositions concrètes et réalisables dans le domaine de l'emploi:

 

  1. Priorité à l’embauche des Réunionnais
  2. Pratiquer la Discrimination positive ou moratoire pour le recrutement dans la fonction publique. La Réunion est au bord du gouffre; elle ne peut plus se permettre le luxe de recruter à l'extérieur.
  3. Accorder une bourse au jeune diplômé, de moins de 25 ans, pour l'accompagner dans ses deux premières années de recherche d'emploi ou de préparation au concours.
  4. Effectuer une étude du marché de l'emploi et mettre en place un calendrier (bisannuel) des besoins. Meilleure adéquation entre les formations proposées et les besoins réels.
  5. Faciliter l'accès des jeunes à l'emploi sous forme d'incitations fiscales ou financières aux entreprises. 
  6. Améliorer l'accompagnement à la mobilité dans le sens du départ comme celui du retour.
  7. Valoriser la mobilité dans la région Océan Indien.
  8. Ouvrir les formations futures sur le développement durable et les métiers de la mer et de la nature.
  9.  Pour les jeunes parents le système de garde d'enfants doit être amélioré (plus de structures moins onéreuses et développer les gardes d’enfants à domicile).
  10. Rendre obligatoire l'éducation professionnelle dans le cursus scolaire. Ouvrir l'université sur le monde professionnel où les stages sont obligatoires, pour que les étudiants soient opérationnels dès leur fin d'étude.
  11. Tout aide financière de l’Etat aux entreprises doit être conditionné par des créations d’emplois
  12. Mettre fin à la monoculture en développant des secteurs d’avenir, créateurs d’emplois et répondant aux besoins de nôtre île.
  13. Exploiter par les comités maritimes régionaux l’espace de pêche de notre zone maritime.

 

IV/ L'éducation et la formation

 

  1. Mettre en place un moratoire dans les plus brefs délais, afin de mettre fin à l’injustice qui règne dans le recrutement des personnels dans l’éducation nationale à La Réunion.
  2. La gratuité réelle des écoles (bus, cantine, livres)
  3. Une injustice flagrante à l'île de La Réunion et dans les DOM-TOM, en général, est que les jeunes diplômés, ne peuvent d'une part pas prétendre à tous les concours existant sur le continent et souffre d'autre part d'une concurrence déloyale, au sens où, contrairement aux résident de l'hexagone, ils ne peuvent pas concourir à plusieurs lieux pour un même examen, comme cela se fait couramment et facilement en France. Cela signifie que les iliens ont beaucoup moins de chance de participer et donc de réussir, alors que le but d'un concours, selon ses fondements, est de réduire les inégalités. Aussi une façon juste de finir ce type d’irrégularité est, par exemple, des dates communes à tous les concours d'une catégorie, comme cela se fait pour le concours des certifiés de l'Education Nationale. Si cela est réalisable pour quelques concours pourquoi il ne pas en être ainsi pour tous les autres? Une autre alternative à cette injustice est le passage des concours par visioconférence ou la délocalisation de tous les concours nationaux localement.
  4. Par ailleurs, les sujets des concours, à l'image des formations, sont souvent loin du futur métier visé, entrainant un manque d'efficacité au travail suivant les 2 premières; aussi les formations et concours doivent être mieux adaptés aux besoins. 
  5. Donner une part plus importante à  l'identité réunionnaise (histoire, culture, langue...) dans les programmes scolaires, pour que les enfants grandissent en étant fier de ce qu'ils sont et non qu'ils en portent les complexes.
  6. Favoriser le développement de nouvelles filières en lien avec les besoins du pays comme les métiers de la mer, des énergies renouvelables, l’écologie, ... et diffuser la listes des métiers d’avenir.
  7. Renforcer en nombre d'heures, les stages en entreprise et la découverte professionnelle dans le parcours scolaire général. Maximiser l'expérience professionnelle dans le milieu scolaire ou universitaire.
  8. Donner aux stages et formations une vraie valeur en les rémunérant sur la base du SMIC et en les intégrant pour la retraite dès le 1er mois.
  9. Accorder les aides sociales non pas sur le critère des parents mais selon les critères propres du jeune étudiant ou en formation.
  10. Améliorer le système d'orientation, éviter les filières bouchées et effectuer un accompagnement réel du jeune tout au long de sa formation.
  11. Mise en place de passerelles entre la formation et la vie professionnelle.
  12. Permettre la reprise d'études ou de formations pour les jeunes chômeurs pour éviter de rester sans activité. La formation doit être obligatoire et rendue possible tout au long de la vie pour que le pays soit toujours compétitif et qu'aucun jeune ne soit laissé à l'abandon.
  13. Interdire le sous-paiement, le jeune doit être payé à valeur de son travail et de ses diplômes et non à celle de son âge.
  14. Favoriser la formation des jeunes de la zone océan indien par des visas simplifiés et correspondants à leur cycle d’études.
  15. Le créole comme base t’intégration et de réussite à l’école.
  16. Création d’un service public de lutte contre l’illettrisme de la population réunionnaise.

 

V/ La santé

 

Deux enjeux sont à considérés: d'une part l'accès aux soins, d'autre part, la santé publique. Ils nécessitent des mesures d'ampleur et coordonnées. Depuis plusieurs années, la situation des jeunes se précarise. Cela a des effets sur sa santé et son recours au système de soins.

 

Accès aux soins : la spécificité des jeunes n'est pas pris en compte

 

Aujourd'hui, un jeune sur deux est au chômage, 52% de la population réunionnaise vit en dessous du seuil de pauvreté, un étudiant sur deux est boursier et que parmi eux 70% le sont à échelon maximum.


La situation sociale des jeunes déjà fragile continue à se détériorer au fil des années.


Sur le territoire nationale, on estime à + 5,9% l'augmentation du cout de la vie pour les étudiants sur cette année universitaire. Or, on sait que ce cout de la vie est plus élevé à la Réunion.


Les dépenses en matière de soins apparaissent alors comme des éléments qui amplifient la précarité.


La cotisation au régime étudiant de sécurité sociale obligatoire augmente chaque année amenant ainsi à une évolution de + 12% depuis 2002.


Ainsi, selon une enquête de La Mutuelle Des Étudiants, 23% des étudiants renoncent à des soins pour des raisons financières, demeurant ainsi le premier obstacle à l'accès aux soins.


Le cout de la complémentaire santé est aussi un obstacle. 13% des étudiants entre 20 et 29 ans déclarent ne pas bénéficier d'une couverture maladie complémentaire.


On notera que les premiers soins visés sont les soins dentaires et ophtalmologique qui sont les moins bien remboursés par l'Assurance maladie et que les organismes complémentaires ont du mal a prendre en charge de manière compatible à la situation financière des jeunes.


Les franchises médicales et les divers déremboursements de l'Assurance maladie ont aussi durement touché les jeunes déjà socialement fragiles.


L'augmentation de la taxe CMU sur le chiffre d'affaire des organismes proposant des complémentaires santés en plus ne va pas dans le bon sens. En effet, à travers cette taxe, ce sont les adhérents qui subiront de plein fouet les conséquences soit l'augmentation des cotisations aux complémentaires santés qui au pire des cas emmènera à un renoncement des soins.


Cependant, le manque de données chiffrées, le désintéressement total de l'État sur la santé des jeunes ne nous permettent pas de faire un bilan approfondi sur la situation sociale des étudiants réunionnais. On ne peut continuer à ignorer ces spécificités.

 

La politique volontariste d'éducation à la santé: besoin de moyens


Concernant l'éducation à la santé, nous devons bien considéré que c'est lorsque l'on est jeune que l'on établit nos habitudes de santé. Les conclusions des états généraux insiste sur le développement d' « une politique volontariste de prévention et d'éducation à la santé », c'est une bonne chose mais il est maintenant primordial de se donner les moyens d'arriver à nos objectifs.


Les mesures prohibitives sont à tempérer car l'Histoire a montré son inefficacité, c'est bel et bien l'éducation qui doit être le moteur du combat.

 

Puis, pour mener à bien cette éducation à la santé, des mesures doivent être prises afin de trouver une certaine cohésion entre les différentes campagnes de prévention.


Les associations (Planning familial, par exemple) jouent un grand rôle notamment en ce qui concerne la proximité, la convivialité. On doit aujourd'hui leur donner les poyens de leur objectif. Pour le moment, elles continuent à subir des diminutions de budget, un manque cruel de moyens et essaie tant bien que mal de continuer à mener leurs missions de prévention.


Les médecines préventives universitaires doivent être au plus proche des étudiants en ce qui concerne la prévention. La réforme des MPU est essentielle pour étendre l'accès aux soins des étudiants et jouer la proximité. Elle doit permettre aux MPU de dispenser des consultations et des prescriptions, en particulier en matière de gynécologie et psychologie.

Ces différents acteurs remplissent une fonction irremplaçable dans l'éducation à la santé car souvent est réalisée par les pairs, en collaboration avec les professionnels de santé et de la prévention.

 

Les études de médecine


La création d'un CHU à La Réunion est plus que nécessaire et doit être accompagné comme cela est prévu d'un numerus clausus adapté aux besoins de la zone. Pour cela, un état des lieux doit être dressé afin de déterminer au mieux les besoins de la zone Océan Indien en personnel médical.


Il convient aussi de déterminer le rôle et les missions de l'institut de formation aux métiers de la santé, avec notamment la date d'ouverture des formations.


Nous rappelons que la santé ne se résume pas aux soins. En effet, le domaine de la santé regroupe une prise en charge globale, de la prévention à l'accompagnement après le traitement. L'aide à la personne s'intègre parfaitement dans ce domaine et des formations ciblées et accessibles doivent permettre de répondre aux mieux à ses besoins.

 

Des mesures urgentes pour dans le domaine de la santé

  1. Établir un état des lieux. Même si l'on se doute d'une situation sanitaire et sociale difficile, le manque de données concernant la relation des jeunes face à la santé, est un premier frein à la mise en place de mesures adaptées et efficaces en vue de l'amélioration des conditions de vie.
  2. Un chèque santé pour aider à la souscription d'une complémentaire santé. Aujourd'hui, aucun dispositif adapté à la spécificité des jeunes ne leur permet de bénéficier d'une telle aide. L'ACS est attribué en fonction du foyer fiscal mais les jeunes sont très peu nombreux à faire leur propre déclaration fiscale.
  3. L'exonération des franchises médicales pour les jeunes. Ce public fragile ne doit pas être pénalisé par les déremboursements successifs.
  4. Financer la transformation des Médecines préventives Universitaires en centres de santé. Un an après les déclarations ministérielles, le manque de financements et d'accompagnement font qu'aujourd'hui aucune université n'a véritablement enclenché le processus de transformation de sa MPU en centre de santé. Pourtant, le dispositif n'était évalué qu'à 3 millions d'euros par an pour l'État et l'Assurance maladie.
  5. Le gel de la cotisation obligatoire au régime de sécurité sociale.
  6. Réhabiliter le financement des moyens de contraception à destination des MPU. Depuis plus d'un an, le Conseil Général de la Réunion a cessé de financer les moyens de contraception en direction des MPU. De telles décisions sont regrettables car elles vont à l'encontre de la proximité offerte par les MPU. Sur des problématiques de telle ampleur, on ne peut se permettre de supprimer les moyens.
  7. Donner les moyens aux acteurs de prévention et notamment aux acteurs de terrain. C'est uniquement de cette façon, en donnant les moyens aux acteurs de terrain, à ceux qui vont à la rencontre de la population, qu'on parviendra à informer, diagnostiquer les situations à risques et prévenir leur aggravation en apportant une réponse médicale de proximité.
  8. Organisation de la prévention. Les campagnes nationales seraient probablement plus efficaces si elles étaient menées et décidés par l'ensemble des acteurs de santé. Cela permettrait de sensibiliser l'ensemble de la population sur une thématique. Cependant, ce travail commun n'est possible qu'à la condition d'un maillage territorial des acteurs de santé. La campagne menée au national doit pouvoir arriver dans chaque maison via des relais. Les médias ont aussi un rôle important à jouer.

 

VI/ Le logement

 

  1. Permettre l'acquisition du logement pour les (jeunes) travailleurs au défaveur de la location tout au long de la vie. Chacun à droit à un logement décent et à son intimité. Beaucoup trop de jeunes vivent aujourd'hui chez leurs parents et dans une proximité qui n'est pas saine, indigne de notre ère de développement.
  2. En parallèle, assouplir les démarches administratives d’accès à un logement en location et développer le cautionnement par l’Etat pour les jeunes en difficultés.
  3. Rendre obligatoire la construction de logements sociaux et ne laisser aucune autre alternative.
  4. Appliquer les mêmes critères sociaux lors de la revente de logements sociaux.
  5. Recenser au plus vite les terrains disponibles par communes et établir des prévisions de constructions de logements sociaux.
  6. Adapter la typologie des logements en fonction des différentes structures familiales.
  7. Avec l’augmentation de la population et l’étroitesse du territoire, nous ne pouvons plus nous permettre d’accorder autant d’espaces aux parkings en plein air. Partout où cela est possible, nous exigeons la création de parkings sous terrain ou superposés afin de récupérer de l’espace pour les logements.
  8. Revaloriser les espaces verts des résidences où cela est possible en espaces d’activités et d’échanges (potager, jardin,…)
  9. Créer le Comité Régional du logement jeune, afin de faciliter l’accès à un logement aux jeunes, assouplir les démarches, construire des logements adaptés à moindre coût…
  10. Suppression de la taxe d’habitation pour les étudiants et les jeunes en difficultés.  

 

VII/ Transport

 

  1. Abaisser des prix des carburants et mettre fin aux profits des pétroliers.
  2. Améliorer les conditions de la mobilité et préparer le retour au pays.
  3. Améliorer l’accessibilité des transports en communs pour les personnes handicapées
  4. Améliorer également les conditions de transport à l’intérieur du pays et surtout le transport en commun et/ou écologique.  Le Tram Train est la réponse au besoin de transport collectif;  Tarif jeunes pour le Tram Train.
  5. Le Développement des réseaux de bus en site propre est un complément du Tram Train indispensable au service public des déplacements. Globalement, la politique des déplacements doit favoriser le mise en place de moyens différents pour permettre aux jeunes en particulier de privilégier les modes « doux », performants, économiques et sûrs, respectueux de l’environnement et favorisant l’intégration sociale et culturelle.
  6. Généralisation de la carte Libre Circulation pour tous les transports en commun (Zéclair, bus, taxi collectif,…)
  7. Développement du vélo en milieu urbain.

 

 

VIII/ La vie politique

 

  1. Mettre en place le principe : une personne, un mandat, une indemnité ; afin de garantir le renouvellement de la classe politique et avoir des collectivités et des institutions encore plus efficaces.
  2. Intégrer dans l'éducation l’histoire politique de la Réunion dès le primaire
  3. Développer les groupes de réflexion politique dans les quartiers et faire de véritables campagnes de publicité pour inciter les jeunes à aller voter.
  4. Rendre plus clair les différents enjeux de chaque élection par médiatisation
  5. Accorder une place plus importante, aux jeunes, dans les différentes collectivités (conseil général, mairie...)
  6. Développer de nouvelles formes de médias plus accessibles aux jeunes et aux personnes sans ressources.
  7. Redonner tous leur sens aux cours d’éducation civique.
  8. Mettre fin à l’éducation sexiste dès le plus jeune âge.

 

IX/ Le pouvoir d'achat

 

On a la chance à La Réunion d’avoir une population jeune en plein expansion. Malheureusement cette tranche de la population n’est pas reconnue et n’est pas accompagnée par des tarifs jeunes attractifs justifiés par le fait qu’ils sont sans aucun revenu.

 

  1. Généralisation du tarif « jeune » (18-25 ans) dans tous les domaines (Alimentation, transport, activités culturelles, téléphonie, Internet ….)
  2. Aligner les tarifs de téléphonie et de communication sur ceux pratiqués en France.
  3. Lutter contre les ententes illicites entre les distributeurs.
  4. Création d’une coopérative des épiceries de proximité afin de garantir leur durabilité et des prix attractifs.
  5. Accorder une aide financière pour la recherche du premier emploi est primordial.
  6. Revoir les taxes locales sur les médicaments.

 

X/ L'action sociale

 

Une grande partie de la population jeune a baissé les bras à cause de la complexité du système administratif, de l'éloignement des différents services, ou à cause de difficultés d'ordre personnelle (illettrisme, manque de confiance en soi, problèmes financiers, ….)

 

  1. Ouvrir des « guichets uniques d’aide et d’accompagnement » à proximité des habitations, où les jeunes pourraient tout y trouver : recherche d'emploi, aide pour les démarches administratives, les différents plans pour la création ou la recherche d'emploi, les idées sorties, les tarifs, l'information sur la santé, une écoute humaine et une aide administrative...
  2. Développer les structures d'accueil social.
  3. Redévelopper les aides populaires auprès des familles en difficultés qui en ressentent le besoin. Créer la solidarité intergénérationnelle.
  4. Construire des écoles et structures administratives obligatoirement accessibles aux personnes porteuses de handicap.
  5. Développer et pérenniser le tissu associatif par la création d’une chambre consulaire des associations.

 

XII/ La société marginalisée

 

La délinquance est issue du manque d'occupation des jeunes, du désœuvrement; Un jeune qui travaille ou qui suit une formation aura moins de temps pour s'adonner à certains actes répréhensibles. Aussi :

 

  1. La formation rémunérée durant toute la période de chômage est un moyen d'une part de mettre les personnes en activité, d'autre part de la valoriser et de renforcer leur connaissance, et donc de faire baisser le taux de délinquance.
  2. Développer l'aide à l'éducation des parents en difficulté.
  3. Suppression de l'assistanat : Pas d'aide sans preuve d'effort!

 

XIII/ Pour un développement harmonieux des hauts

 

Les hauts de l'île ont subi le développement à outrance des bas et l'importation de modèles extérieurs pas toujours à notre environnement et nos habitudes culturelles. Aujourd'hui, enclavés et manquant de foncier les hauts de l'île souffrent d'un manque d'accès aux différentes infrastructures sportifs, culturelles et artistiques. Cependant faut-il lui appliquer les mêmes normes de développement que dans les bas?


Les hauts ont su garder au fil des années leurs atouts : différence climatique, authenticité des villages, l'échange et l'autosuffisance alimentaire, la chasse au gaspillage, l'accès aux sentiers et forêts, une nature encore préservée...


Il y a donc nécessité de réfléchir à un développement harmonieux des hauts de notre île afin de développer sans pénaliser, d'allier modernité et différence.

 

 

XIX/ L'écologie

 

  1. Créer plus de transport en commun, les rendre plus opérationnels et attractifs
  2. Créer des villes propres, sans voitures; Freiner l'entrer des voitures à combustion mais développer les véhicules électrique par taxation des premiers par exemple.
  3. Développer la culture locale, l'étudié,  la valoriser
  4. Transférer les taxes fiscales. Moins de taxes sur le travail, ce qui freine considérablement la création et l'offre d'emploi, mais plus sur le respect de l'environnement et de l'agenda 21;
  5. Généraliser les structures HQE.

 

« Le monde a changé, l'histoire est en mouvement, notre planète est en mutation,  les règles qui régissent aujourd'hui notre société doivent, elles aussi, changer»

 

 

 

 

 

 

 

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