Publié par AJFER

 Les Réunionnaises et les Réunionnais sont à nouveau exclus de l'emploi, comme nous le révèle la presse locale ces jours-ci ainsi que des associations militantes. Cette fois, cela se passe sur le chantier de construction d'une ferme photovoltaïque à la Plaine des Cafres : 150 Portugais ont été recrutés.

Pour rappel et selon la dernière enquête emploi menée par l'INSEE, 29,5% de la population est au chômage ainsi que 60% des jeunes de moins de 25 ans. Derrière ces chiffres, il y a bien évidemment des hommes et des femmes, qui aspirent à des conditions de vie meilleures, à la dignité dans le travail.

On apprend que les délais à tenir dans la livraison du chantier serait la principale explication de ce recrutement Portugais, chantierqui a pris du retard en raison de conditions climatiques défavorables, pourtant courantes à la Réunion. L'AJFER considère qu'il est injuste que par le manque d'anticipation de quelques dirigeants, les Réunionnais soient privés d'emplois.

L'AJFER estime que l'urgence évoquée par le maître d'ouvrage pour terminer le chantierne peut suffire à justifier le recours à la main d’œuvre extérieure, partant du principe que la seule véritable urgence à la Réunion réside d'abord dans la nécessité de tout mettre en œuvre pour résorber le chômage de masse dans l'île, condition évidente de l'émancipation des Réunionnaises et des Réunionnais.

Concernant l'impact sur l'économie de l'île suite à la venue de ces travailleurs, l'AJFER considère que cet argument ne tient pas la routedans la mesure où, les Réunionnais en activité dans l'île contribuent également, voirplus à l'économie locale.

Vu les conditions dans lesquelles exercent ces travailleurs Portugais (journée de douze heures, travail pendant les jours fériés, …), l'AJFER se pose la question des véritables motivations de l'entreprise concernant le choix de recrutement.

La légalité de ces méthodes ne peuvent pas nous faire oublier la responsabilité commune que nous devons avoiren faveur de l'emploi local, aux Réunionnais.

A nouveau, l'AJFER dénonce fermement ces méthodes et rappelle que la priorité des priorités dans l'île doit être de tout mettre en œuvre pour lutter contre le chômage de notre population.

L'AJFER rappelle qu'elle a émis un certains nombres de mesures destinées à ce que ce genre de situation ne se reproduise plus, notamment :

- Obligation pour tous les employeurs de déposer leur offre d'emploi au Pôle Emploi. Aujourd'hui, seulement 45% des offres d'emplois de La Réunion passent par le Pôle Emploi; Mesure nécessitant bien évidemment que l'on renforce les moyens de Pôle Emploi.

- Le recours aux entreprises extérieures uniquement si les entreprises compétentes n'existent pas sur l'île.

- La définitiondes secteurs porteurs d'emplois

- Dresser le besoin prévisionnel en emplois qualifiants à La Réunion et dans la zone océan indien sur plusieurs années afin d'adapter les formations.

La majorité des dirigeants à la Réunion se disent aujourd'hui favorable pour qu'à diplômes égaux, la priorité dans l'embauche soit donnée aux Réunionnais. Ces déclarations montre une évolution considérable mais doivent désormais être accompagnés d'actes et d'une volonté politique sans faille.

Si de plus en plus d'affaires de ce genre sont révélés au grand jour, pas grand chose est fait pour que cela ne se reproduise pas dans le temps. Nous devons apporter des solutions viables.

L'AJFER entend bien poursuivre la lutte dans ce sens car chaque jour, la situation économique et sociale de l'île nous l'exige un peu plus. L'AJFER appelle donc l'ensemble des acteurs et dirigeants de l'île à en faire de même. 

Pour l'AJFER, Gilles Leperlier

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banon 12/05/2012 05:02


Nous sommes tous devant une réalité : une situation inacepable ,il nous faut créer les conditions pour un réel changement que des décisions politiques soient prises pour mettre fin à ces
pratiques cautionner par des élus de tous bord.je tiens à féliciter jean hugues RATENON pour son action courageuse qui certainement "emmerde bien du monde à droite à gauche au centre......" en
clair tous ces politicar qui parle à longueur de journnée il faut que....il y a qua.....moi je dis que..... pendant ce temps de parlote cbris y mange salade la preuve ce chantier qui a eu l'aval
des élus avec certainement des subventions, des avantages ......en ce qui me concerne avec la CGTR nous allons continuer notre combat tout simplement sur cette question de l'emploi local comme
nous le faisons tous les joursà l'exemple du chantier de la centrale du port ou nous avons une réunion mensuelle avec les chefs d'entreprise de ce site pour suivre l'évolution du chantier et
controler les besoins en emplois .Par ailleurs j'espère que les futurs députés prendront cette question à coeur afin de légiferer sur un décret ou des dispositions qui permettent plus de
transparence et à qualification égale emploi locale,d'autre part replacer pole emploi qui est un service public comme acteur principal dans les recrutements locaux.