Publié par AJFER - Nou Lé Kapab

Le Conseil économique et social de La Réunion (CESER) a annoncé la publication de son rapport à la presse, le 4 mars sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Les résultats de cette enquête conforte l'analyse et les propositions portées par l'AJFER - Nou Lé Kapab, depuis sa création en 2009.

 

Rapport A télécharger 

 

ceser.gif Entre le premier rapport de 2004 et celui de cette année, aucun changement n'a été observé en matière d'emploi et encore moins, d'emploi pour les jeunes réunionnais. En 10 ans, La Réunion est toujours au même stade, une situation qui ne cesse de s'aggraver dans l'indifférence des responsables politiques et qui exige l'union de tous.

 

Dans son rapport l'institution veut "une vision stratégique partagée pour La Réunion dans le domaine de l'emploi". Cette mesure rejoint notre proposition pour une "totale transparence des recrutements afin de garantir l’égalité des chances dans les secteurs public et privé".

 

Le CESER propose aussi "l'instauration d'un véritable observatoire où seraient centralisées toutes les données sur l'emploi et la formation". On constate que face à l'urgence de la situation et au manque de lisibilité des différents services, il est aujourd'hui indispensable de mettre un interlocuteur unique.

 

Cette proposition rejoint notre volonté de créer un Service Unique pour l'Emploi, qui  devra rassembler l’ensemble des acteurs et être accessible à tous les jeunes pour un véritable accompagnement.   

 

logo AJFER - NLKP 2014 


A la lecture de ce rapport, les propositions du CESER attestent nos exigences, comme le renforcement de l'accompagnement de l'entreprise dans la démarche ou encore la mobilisation et l'optimisation des dispositifs de financement.

 

L'AJFER - Nou Lé Kapab rappelle ses propositions dans le cadre de notre proposition de Priorité à l'embauche des réunionnais,:

 

  • adapter les formations en fonction des besoins réels de l’île,
  • investir dans les filières d'avenir tels que les NTIC, les énergies renouvelables, l'aide à la personne, ...
  • développer les services d’aide à la création d’entreprises,
  • améliorer le niveau de stages,
  • développer l’apprentissage et l’alternance,
  • supprimer l'expérience dans les offres d'emploi pour valoriser la période d'essai,
  • favoriser l'entreprenariat et simplifier les démarches administratives,
  • pérenniser les emplois précaires et les contrats de courtes durée pour permettre aux jeunes d'avoir un poste à long terme.

 

Dans le secteur public, nous demandons:

  • la totale transparence des recrutements de la fonction publique,
  • adapter le nombre de postes ouverts aux concours en fonction des besoins réels de l’île dans tous les domaines: Chaque année sur 1 000 embauches dans l’Education Nationale, seulement 100 réunionnais sont recrutés. Cette situation n’a que trop duré. Avec l’augmentation de la population d’ici à 2020, aucun poste dans la fonction publique ne doit être mis au mouvement national.
  • changer le système de mutation des fonctionnaires ultramarins pour faciliter leur retour dans leur territoire d'origine.  

 

Dans le secteur privé, nous proposons:

  • la transparence des recrutements dans l'ensemble des entreprises afin de garantir l’égalité des chances,
  • l'obligation pour tous les employeurs de déposer leur offre d’emplois au Pôle Emploi: 55% des offres d’emplois de La Réunion ne passent pas par le Pôle Emploi. Le reste des offres passent par les boîtes d’intérim ou le « bouche à oreille », alors que le Pôle Emploi n’a aucune difficulté à répondre au 45% des offres d’emploi qu’il reçoit. Une fois l’offre déposée au Pôle Emploi, libre ensuite à l’entreprise de la publier ailleurs.
  • délivrer par le Pôle Emploi une « attestation d’absence de compétence locale » avant d’embaucher à l’extérieur. L’employeur doit justifier de sa recherche localement avant de chercher à l’extérieur. Libre ensuite au demandeur d’emploi de refuser le poste.
  • répertorier les Réunionnais partout dans le monde afin de pouvoir les informer des postes disponibles localement, correspondant à leur profil.

 

A cela s'ajoute:

 

LA FORMATION, le diplôme même s'il ne permet pas toujours d'échapper au chômage, reste une arme conséquente. Adapter les formations en fonction de nos besoins, présents et futurs. Nous ne devons pas hésiter à investir dans les filières d'avenir, créatrices d'emplois, innovantes. Plus de liens avec les entreprises, à la fois pour une meilleure connaissance des métiers mais aussi pour une formation mieux adaptée à leurs besoins. Le droit à la formation tout au long de la vie, le maintien des jeunes en formation.

 

L'ACCOMPAGNEMENT, le refus de l'exclusion doit être un maître-mot. Il n'est pas normal qu'un jeune qui quitte le système scolaire, avec ou sans diplôme, se retrouve seul. Le problème de l'autonomie, des garanties financières, une bonne orientation. La levée des freins à l'emploi que sont les problèmes de logement et de transports. Le rôle de Pôle Emploi, pas un guichet mais un véritable interlocuteur pour les chômeurs et les employeurs.

 

LA CREATION D'ACTIVITES, meilleures informations, simplifications des démarches autour de l’entrepreneuriat, la difficulté qui représente l'absence de sécurité matérielle et financière. La nécessité de proposer des activités innovantes.

 

LE MARCHE DU TRAVAIL, ne pas avoir recours à un emploi précaire lorsqu'il est possible de proposer un emploi pérenne. Limiter la segmentation du marché avec la multitude de contrats, clairement défavorable aux jeunes.

 

 

Nous appelons à nouveau tous les acteurs publics, privés, associatifs, et syndicaux à se rassembler pour exiger la priorité à l'embauche des réunionnais. 

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