Publié par AJFER - Nou Lé Kapab

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A suivre ... 

Le chômage de masse est un fléau de longue date. Les territoires ultramarins sont plus touchés et les jeunes en paient le prix fort.


S'il y a bien des choses qui sont faites pour essayer d'enrayer le chômage de masse, le compte n'y est pas. Très perfectibles, les mesures d'urgence ne sont pas à la hauteur des enjeux. Le pire est que certains responsables politiques tentent de faire croire au peuple que ces plans d'urgence sur une durée déterminée résoudront le problème de fond. Les dispositifs sociaux sont nécessaires à toute société et encore plus en période de crise.


Mais on ne peut absolument pas faire l'économie d'amorcer un véritable changement, en apportant des propositions de fonds : revoir les logiques de formation, d'accompagnement, d'insertion professionnelle, de créations d'emplois, de développement, … Les réponses partielles sont irresponsables et nos élus ne peuvent démissionner des responsabilités pour lesquelles le peuple les a choisit.  



Ces changements nous le savons ne peuvent se faire en un jour mais ils doivent être amorcés, une direction doit être donnée. Dresser des perspectives c'est se projeter dans l'avenir c'est fédérer le peuple autour d'un objectif clair.


Nous proposons de définir une stratégie économique qui s'inscrit dans l'évolution du monde et pourvoyeuse d'emplois est primordial. Au niveau mondial, nous assistons à l'accroissement des économies émergentes, l'Europe 2020 est axé sur la transition écologique, une économie verte, en France, le vieillissement démographique est à nos portes, avec ici, à La Réunion, des spécificités non négligeables, avec en parallèle de ce phénomène, une arrivée toujours aussi massive des jeunes sur le marché de l'emploi.

 

  • La Formation: le diplôme même s'il ne permet pas toujours d'échapper au chômage, reste une arme conséquente. Adapter les formations en fonction de nos besoins, présents et futurs. Nous ne devons pas hésiter à investir dans les filières d'avenir, pourvoyeuse d'emplois, innovantes. Plus de liens avec les entreprises, à la fois pour une meilleure connaissance des métiers mais aussi pour une formation mieux adaptée à leurs besoins. Le droit à la formation tout au long de la vie, le maintien des jeunes en formation.

 

  • L'accompagnement: le refus de l'exclusion doit être un maître-mot. Il n'est pas normal qu'un jeune qui quitte le système scolaire, avec ou sans diplôme, se retrouvent seul. Le problème de l'autonomie, des garanties financières, une bonne orientation. La levée des freins à l'emploi que sont les problèmes de logement et de transports. Le rôle de Pôle Emploi, pas un guichet mais un véritable interlocuteur pour les chômeurs et les employeurs.

 

  • La création d'activité: de meilleures infos, simplifications des démarches autour de entrepreneuriat, la difficulté qui représente l'absence de sécurité matérielle et financière. La nécessite de proposer des activités innovantes.

 

  • Le marché du travail: ne pas avoir recours à un emploi précaire lorsqu'il est possible de proposer un emploi pérenne. Limiter la segmentation du marché avec la multitude de contrats, clairement défavorable aux jeunes.

 

Dans la guerre au chômage, l'AJFER – Nou Lé Kapab milite depuis plusieurs années maintenant pour l'embauche des Réunionnais. La pénurie d'emplois d'un côté, les investissements réalisés pour disposer d'une jeunesse formée de l'autre, les espoirs créés, ne peuvent pas se solder par une si grande frustration que représente chaque poste qui échappe à un Réunionnais pourtant disponible.


Nous poursuivons cette lutte que nous considérons légitime.

 

Le président de la république a récemment déclaré son souhait de voir « que les jeunes ultramarins puissent accéder aux emplois créés localement, dans le secteur privé, comme dans le secteur public ». Souhaiter autre chose serait  absurde, mais là aussi, il est plus que l'heure de parvenir à des actes. Nous avons là aussi des propositions.

 

Priorité à l’embauche des Réunionnais


Dans le secteur public :

- Adapter le nombre de postes ouverts aux concours en fonction des besoins réels de l’île dans tous les domaines. 


Chaque année sur 1 000 embauches dans l’Education Nationale, seulement 100 réunionnais sont recrutés. Cette situation n’a que trop duré. Avec l’augmentation de la population d’ici à 2020, aucun poste dans la fonction publique ne doit être mis au mouvement national.

 

Dans le secteur privé :

- Obligation pour tous les employeurs de déposer leur offre d’emplois au Pôle Emploi.


Aujourd’hui, seulement 45% des offres d’emplois de La Réunion passent par le Pôle Emploi. Le reste des offres passent par les boîtes d’intérim ou le « bouche à oreille », alors que le Pôle Emploi n’a aucune difficulté à répondre au 45% des offres d’emploi qu’il reçoit.


- Faire délivrer par le pôle emploi une « attestation d’absence de compétence locale » avant d’embaucher à l’extérieur. A compétence égale, la priorité doit être donné aux réunionnais.

 

L’employeur doit justifier de sa recherche localement avant de chercher à l’extérieure. Libre ensuite au demandeur d’emploi de refuser le poste.


-  Recenser les réunionnais, partout dans le monde, susceptibles de vouloir rentrer travailler à La Réunion.

 

Prioriser aux sociétés locales


- Faire délivrer par la chambre de commerce ou la chambre des métiers une « attestation d’absence de compétence locale » avant de solliciter une entreprise extérieure.

 

- Dresser le besoin prévisionnel en emplois qualifiants à La Réunion et dans la zone océan indien sur plusieurs années afin d’adapter les formations.

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