Rejoignez nous

L'Alliance des Jeunes | Créez votre badge

contact@noulekapab.com

0692 21 08 98

Recherche

Recommander

Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 08:51

Il y a de ces interventions lors des grandes réunions des dirigeants de ce monde que tout le monde peut comprendre et qui bien souvent nous parle bien plus que les allocutions de nos propres dirigeants. Malheureusement, ces interventions arrivent à nous beaucoup plus difficilement. Ainsi, l’intervention au G20 du secrétaire national des Nations Unies, Monsieur Ban-Ki-Moon, est quasiment passée inaperçue au profit de la crise grecque, pas faute pourtant d’avoir prévenu que « ce sommet ne doit pas seulement consister à jouer les pompiers de la finance ».  


Après avoir dressé une énième fois un état très inquiétant de la situation notamment en ce qui concerne l’emploi Ban-Ki-Moon n’a pas manqué de rappeler l’importance de la croissance mais a aussi et surtout insister sur les effets qu’elle devait apporter, à savoir, de l’emploi. Alors que le chômage augmente presque partout et que les inégalités se creusent, le secrétaire général de l’ONU a indiqué que « certains parlent de reprise mais que trop peu la ressente », allant même jusuq’à parler de « monde déséquilibré ».

 

Selon lui, « si la croissance est cruciale, nous savons aussi que la croissance ne signifie pas automatiquement des emplois », avant d’ajouter que « les responsables politiques doivent faire de l’emploi, une priorité ».  


Un nouveau contrat social


Pour cela, Ban-Ki-Moon suggère un nouveau contrat social pour le 21ème siècle. Ce nouveau contrat social doit selon lui inclure « un pacte global sur l’emploi » ainsi qu’ « un socle de protection sociale avec des garanties solides pour les plus pauvres et les plus vulnérables ».

 

De toute évidence ce ne sont que des paroles, qui après tout, ne mangent pas de pain. Mais l’intervention du secrétaire national des Nations Unies a au moins le mérite de poser une question fondamentale, à savoir quel est notre but ?

 

Qu’allons-nous faire de la crise ?


En effet, si le sauvetage des banques, du marché financier est une fin en soi et qu’il n’entraîne pas de véritables changements dans notre manière de penser, en prenant par exemple plus en considération l’aspect humain au lieu de l’aspect financier, si nous ne pouvons sortir grandis de ces dures heures, si la résolution de la crise fait perpétuer les inégalités sociales, l’injustice, alors nous aurons échouer.

 

Finalement, notre problème n’est pas la crise mais ce que nous en ferons. Les choix résident dans la vaincre momentanément en ne sortant pas du système ou se remettre en cause, innover, changer notre manière de penser, changer le monde. On y revient : résister, c’est créer. Créer, c’est résister.  


L’emploi à la Réunion


C’est un grand enjeu et ça devient plus qu’urgent d’autant que personne ne sait aujourd’hui quel est le seuil de tolérance des Réunionnais face aux chiffres du chômage. L’appel des Nations Unies à faire de l’emploi une priorité devrait tous autant que nous sommes nous interpellés. C’est un but que nous devons atteindre. D’un système créateur d’injustices et chômeurs à l’’impact des projets publiques sur l’emploi en passant par la force de l’entreprenariat, autant de pistes qui sont à explorer.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés