Partager l'article ! Appel de l’OCDE en faveur de l’emploi : Le manque de volonté politique pour l’emploi: Au moment, où les banques américaines et européen ...
Au moment, où les banques américaines et européennes tentent de résoudre le dilemme de la Grèce, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a rendu son rapport sur la situation de l’emploi dans le monde. L’institution appelle les dirigeants des pays développés à prendre des mesures contre la hausse du chômage chez les jeunes de 15 à 24 ans.
OCDE : « Investir dans la jeunesse reste une nécessité »
Au premier trimestre 2011, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans s'est élevé à 17,4 % dans la zone OCDE, contre les 7% pour les plus de 25 ans. Cette hausse record est due en partie à la crise qui a conduit des milliers d’entreprises à fermer leurs portes et à ne plus recruter. En 2008, le taux de chômage chez les jeunes était de 11,5% aux USA contre 18,0% en France (Moyenne OCDE : 12,6%), trois ans plus tard, le comparatif est alarmant : 17,3% des jeunes américains sont sans emploi et 23,4% en France. A La Réunion, ce sont 55,3% des jeunes âgés de 15-24 ans qui ne travaillent pas.
Face à ces chiffres, l’institution internationale a pointé du doigt la crise économique et financière qui a poussé des états à détruire l’emploi, plutôt qu’à les inciter : « De toutes les facettes de la crise financière et économique, le chômage élevé est la manifestation la plus visible du défi que pose le rétablissement d’une croissance durable. Il s’agit là du visage humain de la crise » a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría.
Un chômage obstinément élevé
« Le chômage demeure obstinément élevé dans la zone OCDE et les dernières projections économiques laissent à penser que la création d’emplois devrait rester très faible à court terme » en raison des plans d’austérité et du ralentissement de la croissance. Le nombre de chômeurs de la région OCDE, soit les 34 pays riches, est tombé à un peu plus de 44 millions à la mi-2011.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, bon nombre de pays ont pu réduire leur taux de chômage pendant la crise, c’est le cas notamment de l’Allemagne. Le pays avait un taux de chômage de 7,4% avant la crise, 7,8% pendant la crise et 6,2% en 2011. Cela s’explique par l’utilisation massive du chômage partiel. De plus, la quasi-totalité des embauches se font en CDD et Intérim, mais l’emploi est présent et profite en grande partie aux jeunes sortants de l’école.
L’OCDE a mit en avant le manque de volonté politique de développer de nouvelles stratégies économiques visant à privilégier l’emploi, créateur de croissance. L’organisation a appelé les pouvoirs publics à réagir, face à la situation, « Les défis que représentent un chômage élevé et durable, l’amélioration des possibilités d’emploi et la garantie de filets de sécurité sociaux adaptés, devraient figurer en tête de l’agenda politique ».
Relance versus Austérité
Deux visions s’opposent aujourd’hui. Les Etats-Unis, par la voix de leur président Barack Obama, ont décidé de lancer un plan de relance destiné à créer des emplois et redynamiser la croissance, pour à terme, endiguer le déficit public. Ce plan pour l’emploi de 447 milliards de dollars devrait « fournir un électrochoc à l'économie qui a calé, et redonner confiance aux entreprises pour investir et recruter ». Contrairement aux Européens, Barack Obama a décidé de taxer les plus riches, afin que ce ne soit ni les plus démunis, ni les plus taxés (classe moyenne) qui paient les erreurs des financiers et des gouvernants.
A contrario, l’Europe mise sur des plans de rigueurs de plus en plus drastiques : suppression de poste dans la fonction publique, augmentation des mutuelles, des crédits, des assurances, de la TVA, mais aussi baisse des salaires dans certains pays notamment en Espagne et en Grèce, où les heures de travail sont augmentées, la retraite repoussée, .... Bref, le peuple devra payer les extravagances de leurs dirigeants et les grossières erreurs des financiers.
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