Partager l'article ! Annonce du plan de rigueur : De plus en plus d’austérité: Le troisième plan d’austérité annoncé par Nicolas Sarkozy, fin octobre, vient ...
Le troisième plan d’austérité annoncé par Nicolas Sarkozy, fin octobre, vient d’être dévoilé par le Premier ministre, François Fillon, qui a mit à exécution les directives politiques du chef d’état. Tous les secteurs d’activité ont été touchés, de la restauration à l’aide à la personne, en passant par le gel des salaires des ministres à la réduction des subventions des partis politiques.
Le porte monnaie va s’amoindrir. Cette fois le gouvernement prévoit un « effort supplémentaire de 65 milliards d’euros en 2013 » pour « atteindre 0 déficit en 2016 ». Mais avant cela, une série de mesures a été annoncée pour économiser entre 6 et 8 milliards d’euros.
Des mesures en cascade
Parmi elles, gel du salaire des hommes politiques, y compris celui du président de la République, qui s’était largement augmenté en arrivant. Les dépenses pour les campagnes électorales seront limitées ainsi que les aides pour les partis politiques abaissées à 5%. En dépit de la mobilisation de la jeunesse contre la réforme de la retraite, qui prévoit le passage de 60 à 62 ans de l’âge de la retraite, celle-ci sera accélérée.
Dans le secteur tertiaire, le Premier ministre a annoncé une hausse de la TVA de 5,5% à 7% dans la restauration, l’hôtellerie et les travaux du logement. Un prélèvement forfaitaire libératoire sera fait sur les revenus de l’épargne qui passe de 19% à 24%. De plus une surtaxe sur les bénéfices des grandes sociétés réalisant plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires devra être créée.
Concernant les prestataires des aides sociales, l’État a décidé d’indexer les prestations sociales sur la croissance qui vient d’être revue en baisse, de 1,75% à 1%, pour 2012, et non plus sur l’inflation, qui se situe autour de 2% par an. Ce qui veut dire que les allocations devraient augmenter si la croissance augmente. Les dernières estimations ont été revues à la baisse, car la prévision de croissance pour 2012 est ramenée de 1,75% à 1%.
Les plus démunis victime de la politique UMP
L’indexation des prestations sociales concerne aussi bien les allocations familiales que les pensions de retraite, mais pas les "minima" sociaux (RSA-socle minimum vieillesse, allocation adulte handicapé...). Le gouvernement a également indiqué que la hausse des dépenses d’assurance-maladie sera ramenée à 2,5% contre 2,8% pour 2012, ce qui devrait augmenter le budget santé des ménages, avec la précédente hausse des mutuelles et des prestations des médecins traitants.
Le gel des dotations de l’état envers les collectivités territoriales aura également un impact pour les prestataires des aides sociales, en effet, le transfert des compétences a conduit le Conseil Général a reversé les minimas sociaux. L’indexation des prestations sociales sur la croissance aura un effet stagnant, si ce n’est diminutif, en raison des réductions budgétaires des collectivités. La politique UMP, visant à protéger les plus riches, notamment les fortunes de Liliane Bettencourt ou encore Arnaud Lagardère, s’acharne sur les plus pauvres et notamment ceux qui ont besoin des aides sociales pour vivre, si ce n’est survivre. A La Réunion 1/3 des Réunionnais bénéficie des minimas sociaux, plus de 29% sont au chômage et 49% de la population Réunionnaise vit sous le seuil de pauvreté. Force est de constater, qu’à La Réunion, la situation sociale et économique va se détériorer et qu’une nouvelle politique doit être mise en place en fonction des spécificités de l’île.
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