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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:28

Depuis plusieurs jours et jusqu’à ce soir, se tient en Afrique du Sud, une énième rencontre de plus de 190 pays sur le réchauffement climatique. L’objectif est de trouver comment diminuer les émissions de gaz à effet de serre et ce afin de limiter la hausse des températures sur la planète. De belles perspectives en théorie mais dans le concret, les choses ne sont pas si simples…

 

La question du devenir du protocole de Kyoto

 

Le protocole de Kyoto, traité international visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre imposent aux grands pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette convention arrive à terme en 2012 et son devenir est l’un des enjeux incertain de cette nouvelle rencontre internationale.

 

Si les Etats-Unis sont souvent montré du doigt par leur refus de signé le protocole de Kyoto, il ne faut pas pour autant oublier qu’à l’exception de la Norvège, les pays signataires ne respectent les engagements pris en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre.

 

De nombreuses voix se sont élevées pour regretter la différence entre les engagements pris et ce qui a réellement été fait. Jean Jouzel a ainsi dénoncé le problème de la mise œuvre du protocole issu en grande partie d’un manque de volonté politique.

 

Des pays qui se sont engagés à l’époque, remettent aujourd’hui en cause le devenir de Kyoto alors que d’autres y sont très fortement attachés, c’est notamment le cas des petits territoires insulaires, le tout sur fond de « qui est responsable ? ».

 

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki-Moon a reconnu le caractère imparfait voir insuffisant du protocole de Kyoto mais a estimé qu’il était « une fondation sur laquelle bâtir l’avenir ». 

 

De la difficulté d’un accord mondial quand la responsabilité des pays est si variante

Il a été rappelé durant cette conférence que si un nouvel accord dépendait de tous, la Chine, l’Inde, la Russie, le Japon et les Etats-Unis, responsables à eux-seuls de 50% des émissions de gaz à effet de serre, devaient s’engager pleinement. Et c’est ici que le bas blesse.

 

Alors que Ban-Ki-Moon n’hésite pas à déclarer que c’est « l’avenir de la planète qui est en jeu » à travers ce protocole, que des experts mettent en garde contre la probable future inhospitalité de certains territoires, l’enjeu mondial et humain est freiné : les territoires durement frappés par le réchauffement de la planète notamment les territoires insulaires attendent des « grands » des décisions courageuses alors que ces derniers sont occupés à « savoir ce que va faire l’autre pays » au lieu de « ce qu’ils peuvent faire eux-mêmes ».

 

Finalement, encore une fois, les intérêts que l’on pourrait qualifier de personnel passent avant l’intérêt général, sauf que là, condition aggravante, c’est à l’échelle de la planète. Si les conséquences se voient amplifiées, le processus est le même et le négociateur de la République du Congo l’a assez bien résumé : « quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui est foulée ».

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab - Communauté : Les blogs citoyens
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