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Journal Nou lè Kapab

Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 20:37

Le plan de rigueur présenté par David Cameron, 1er ministre de la Grande Bretagne n'a guère convaincu les britanniques. Quelque mois après des manifestations étudiantes marquées par d'importants heurts entre manifestants et policiers, les anglo-saxons sont de nouveau descendus dans la rue pour manifester leur opposition à la rigueur budgétaire.


La France est l'un des rares pays européens où les citoyens se plaisent à faire entendre leurs désaccords par le biais de défilés dans les rues des grandes villes. Depuis quelques mois, il semblerait que ce moyen de contestation à la française plaît aux britanniques qui affichent un profond désaccord avec les coupes budgétaires pratiquées par l'actuel gouvernement. L'objectif prioritaire de David Cameron, au pouvoir depuis un peu moins d'un an, est de résorber le déficit budgétaire de la Grande-Bretagne, actuellement de l'ordre de 10% du PIB, d'ici 2015 afin de protéger la note souveraine AAA du pays sur les marchés de la dette. Cette priorité gouvernementale est bien évidement celle qui est partagée par la France, le Portugal, l'Espagne ou encore l'Italie qui consentent à faire peser sur les populations les plus fragiles le refinancement d'un système qui n'a plus d'avenir.

Le gouvernement de la Grande Bretagne a effectivement décidé d'imposer une cure de rigueur sans précédent, avec des coupes budgétaires de plus de 90 milliards d'euros d'ici à 2015. Ces diverses coupes budgétaires visent tout d'abord l’accès aux services publics d'enseignement où la sélection par l'argent s'accroit de plus en plus aux portes des Universités. De plus, le niveau de vie des anglo-saxons et notamment celui des enseignants est menacé du fait d'une réforme du système des retraites qui viserait à conduire l'âge légal de départ à la retraite à 67ans. Selon les syndicats et le département de l'Education, 90% des écoles ont fermées leur porte ce mercredi et plus de deux millions de personnes ont manifesté leur opposition au plan de rigueur qui frappe le pays alors que le taux de chômage est déjà à son plus haut niveau depuis 1994.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 03:20

Depuis le lancement de la campagne présidentielle, la question de la jeunesse refait surface avec son lot de démagogies et de perspectives rocambolesques, qui n’auront pas lieues. Alors que le dernier sondage d’Ipsos fait état de la méfiance de la population vis-à-vis de la Jeunesse, la précarité, la misère et le désarroi s’intensifient chez les jeunes.

 

L'enquête réalisée par Ipsos/Logica Business Consulting pour le quotidien « Le Monde » expose le portrait d’une génération perdue et enfermée dans les difficultés : emploi, logement, pouvoir d’achat. 81% des interrogés pensent qu’il est difficile d’être un jeune aujourd’hui, et 71% estiment que par rapport à la génération précédente, il est plus difficile d’être un jeune aujourd’hui.  

 

Les jeunes de plus en plus incompris

 

Parmi ceux qui visiblement n’y ont pas compris grand-chose aux jeunes, le ministre de l’éducation et de la jeunesse Luc Chatel, qui défend bec et ongle les actions du gouvernement sans prendre en compte la gravité de la situation des jeunes aujourd’hui à travers  la hausse de la précarité et les difficultés croissantes des jeunes scolarisés, diplômés, non diplômés et sans emploi.

 

« Ce gouvernement est sans doute celui qui a le plus fait pour la jeunesse depuis 25 ans. Que nous demandent les jeunes ? Ils nous disent : “Stop, nous ne paierons plus vos dettes !“ Que nous demandent les jeunes ? Ils nous demandent une place dans la société (…) Que nous demandent les jeunes ? C’est d’être capables de pouvoir exprimer leur générosité dans la société ». Exprimer sa générosité dans la société, signifie être intégrée à celle-ci, ne pas être mit de côté, puis ressortit lors des élections, c’est prendre une part active à la vie de la cité que ce soit dans les instances décisionnelles ou dans l’activité économique. 

 

« Les jeunes nous demandent de prendre des responsabilités. C’est cette majorité qui a voté l’abaissement à 16 ans pour créer une entreprise, Madame la Députée (Huguette Bello, NDLR). C’est cette majorité qui a voté une disposition qui permet à tout jeune de 16 ans de créer, aujourd’hui, une association. Telle est notre vision de la société : une jeunesse mieux formée, une jeunesse mieux préparée qui peut s’insérer dans la société ». Prendre ses responsabilités face à la création d’entreprise ? Le ministre pousse les jeunes à créer leurs entreprises, mais encore faut il en avoir les moyens. Le ministre met en avant l’auto entreprenariat chez les 16 ans et plus, mais la responsabilité de l’état est de garantir un environnement économique et social viable pour tous et toutes, dans l’égalité et le respect.

 

Une jeunesse au chômage

 

Malgré les déclarations du ministre de l’éducation et de la jeunesse, 60% des Jeunes Réunionnais sont sans emploi, ni perspectives d’avenir avec la crise économique et financière et la fin des grands chantiers qui auraient relancé l’activité économique de l’île. A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement UMP tente de miser sur les jeunes et de positiver leur bilan sur la question de la jeunesse.

 

Cependant, le taux de chômage des Jeunes est dû à la crise structurelle et conjoncturelle qui pèse sur l’emploi à La Réunion et l’investissement des communes. De plus, les décisions politiques prises en mars 2010 par la voix de l’UMP, Didier Robert, a fortement affaibli le BTP et de nombreux secteurs affiliés.

 

Aujourd’hui, une génération entière se perd et devra à la prochaine élection présidentielle prendre les mesures nécessaires pour son avenir et pour l’avenir des prochaines générations, qui paieront aussi la dette et les erreurs politiques locales, nationales et internationales.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 10:58

Ce n’est que depuis peu que les services à la personne prennent leur envol à La Réunion. Ca représente quoi ? Combien d’entreprises concernées ? Et combien de personnes en bénéficient ? Zoom sur chiffres et mesures mises en places.

 

 

En effet, l'île comptabilise déjà une trentaine d'entreprises de services à la personne ! Vers fin 2007, l’administration dénombrait 39 structures agréées, dont les ¾ sont des entreprises privées. Un développement faramineux en seulement deux ans qui s’explique notamment par le volontarisme des politiques publiques. C'est un véritable boom auquel nous assistons en termes de créations d'entreprises, mais pour l'instant la majeure partie des heures de services à la personne demeure tout de même fournies par les associations.

 

Cependant, les évolutions de la société et les politiques publiques menées et plus particulièrement l'action sociale du Conseil Général, ne pourront que doper ce secteur. De fait, plusieurs raisons concourent à cet optimisme, à commencer par le vieillissement de la population. Les populations âgées et dépendantes sont très demandeuses de services à la personne et des mesures sociales existent pour en faciliter l’accès.

 

L’activité professionnelle des femmes ensuite, même si elle est inférieure à celle des femmes de la métropole (67,5 % contre 81,5 % en 2005), progresse régulièrement. Du côté de l’État, une convention a été signée fin 2007 entre l’État, le Département et la Région Réunion afin de mettre en œuvre un véritable plan de développement de ces services. L’objectif de cette convention est principalement la création de 1500 emplois dans le secteur dans les trois ans à venir. Un pari ambitieux mais largement réalisable.

 

En outre, les salariés du secteur des services à la personne combinent souvent cet emploi à un autre pour notamment « arrondir les fins de mois » en cumulant deux emplois. En ce sens, en termes d’offre et de demande, c’est également un marché à creuser car il s’agit d’un secteur prometteur en matière d’emploi, mais néanmoins fragile et peu professionnalisé. Preuve en est par exemple pour la mise en liquidation judiciaire de l’ARAST, le 27 Novembre 2009. L’objectif est de ne plus arriver à une telle situation. Pour ce faire, Département, Région et Association des maires ont décidé de « structurer » le secteur des services à la personne, de la petite enfance aux personnes âgées. Un travail de 8 mois a été réalisé pour mettre en place un « GIP SAP » – Groupement d’Intérêt Public « Services À la Personne ».

 

Une demande d’agrément a ensuite été déposée à la préfecture, et obtenue le 1er  Octobre 2010 dernier, permettant la mise en place du groupement. Ce GIP SAP aura 3 principales missions :

-          D’abord, c’est « coordonner et associer au sein d’une même structure des personnes publiques et des personnes privées ». À l’heure actuelle, il existe plus de 60 associations agréées qui peuvent prétendre intégrer le GIP. Le principe et de dire qu’elles garderont leur autonomie mais leur présence au sein de l’organisme permettra de mieux répondre à leurs besoins.


-           Ensuite, le GIP doit réguler et conseiller les organismes travaillant dans ce domaine pour éviter à l’avenir des « situations de tensions organisationnelles et financières ». Le groupement mettra également en commun des moyens d’évaluation permettant de « mesurer et de garantir la qualité et la continuité de la prise en charge au meilleur coût ».


-          Enfin, le GIP SAP est un « laboratoire » qui ferait de l’ingénierie et de l’expertise pour accompagner les structures et les porteurs de projets dans leur domaine d’activité.


Historiquement, le projet de mise en place de ce groupement remonte au conseil interministériel de l’Outre-mer. Les conclusions mettaient en exergue la nécessité de structurer deux secteurs sur l’île. Celui de l’environnement et celui des services à la personne. Le lancement officiel du GIP SAP s’est fait les 29 et 30 Novembre 2010 derniers. Aujourd’hui, les SAP se développent rapidement à La Réunion, mais aucune conséquence positive du GIP SAP ne s’est fait encore sentir sur le marché local ; le constat est de dire qu’aucune communication de masse à son sujet n’a été développée.

 

Aujourd’hui, dans un contexte de crise, La Réunion comme la France, subit les coups de rabots successifs de la rigueur budgétaire. Pour l’instant, le secteur des services à la personne reste épargné. 

 

Cette approche localisée des services à la personne à La Réunion nous a permis de faire un état des lieux existant du secteur. Nous ferons état prochainement des potentialités sur l’île.

 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 10:57

Dans un souci de se rapprocher de la réalité vécue d'une de ses femmes réunionnaises, victime de violences conjugales, une femme d'une quarantaine d'année accepte de nous recevoir chez elle, sous couvert d'anonymat bien-sûr.

 

Elle m’accueille dans son salon, très coloré. L'endroit est agréable et parfumé. C'est une belle maison où l'ordre et le rangement égalent la perfection. Seule ombre au tableau: les poches sous les yeux et l'expression de lassitude et de résignation avec laquelle la propriétaire de maison me reçoit. Elle m’accorde sa confiance mais explique qu'elle est pressée et me demande de faire au plus vite. Elle ne veut pas d'appareil photo ou que son nom soit cité, ni même la ville dans laquelle elle habite. Elle est stressée par la situation mais dit vouloir parler, pour témoigner d'abord et ensuite pour la « soulager » un peu. Nous l'appellerons Marie. Mariée depuis une dizaine d'années et maman, Marie explique qu'au début de son mariage tout se passait pourtant bien. Mais depuis quelques années, la situation s'est dégradée…

 

« Un jour, il a entendu que je le trompais. Les gens ont parlé et à partir de là il est devenu méchant. J'étais une femme coquète avant. Je mettais du parfum et je portais des talons. Aujourd'hui, c'est lui qui décide ce que je vais porter, chaque matin avant d'aller au travail. Et je ne conteste pas parce que je sais très bien comment ça va se finir sinon  ».

 

Marie est battue depuis des années. Elle a décidé de tenir le coup et de se résigner à la situation, parce qu'elle a des enfants. Comme de nombreuses mères et femme, elle concilie vie professionnelle et familiale. Mais, aujourd'hui, elle dit faire des va et vient incessant entre la maison et le travail. Elle explique ne plus avoir de vie et ne plus avoir droit aux sorties.

 

« Je n'ai pas le droit de voir des copines. Je ne sors plus, même pas avec lui. Je reste à la maison et soigne mon intérieur. Quand je vais travailler, j'emmène le téléphone que monsieur m'a acheté. Chaque soir, quand je rentre, il récupère le téléphone et vérifie si j'ai eu des appels ou des messages ».

 

« Les femmes modernes qui savent se faire respecter et aimer à leur juste valeur sont des guerrières des temps modernes »

 

Elle explique que ça n'a pas marché avec elle et que c'est son destin.

 

Alors que je lui parle de l’avenir, des associations qui peuvent lui venir en aide, des plaintes et surtout de l’anormalité de la situation, elle me répond que je suis à mille lieux de sa réalité: « ou lé trop jeune pou compran sa ma fille », avant de poursuivre « j'ai perdu 20 kilos et je ne veux pas en parler. J'ai déjà porté plainte et les policiers ne font rien pour m'aider. A chaque fois que j'ai porté plainte, la situation s'est empirée et il me le fait payer encore plus que d'habitude. Ça ne sert à rien et ça ne me protège pas d'aller les voir. C'est facile à dire de réagir, de sortir de cette situation. Vous ne pouvez pas savoir ce que c'est,  vous n'êtes pas dans la situation ».

 

Marie explique nostalgique qu'elle profitait autrefois de son salaire. Cette indépendance financière qu'elle avait gagnée et dont elle était fière, tout comme elle se satisfait encore des diplômes qu'elle a obtenus en étant jeune.

 

« Avant je pouvais profiter de mon argent. Je m'offrais des bijoux...J'étais une femme trop sexy. Quand tu es une femme mariée, il y a des codes à respecter.  Je ne porte plus de jupes parce que je suis mariée et je l'ai compris. Il me dit que c'est irrespectueux d'attirer le regard des hommes sur moi. Quand tu te maquilles et que tu te coiffes, c'est suggestif. Tu attires l'œil et les hommes n'aiment pas que tu te donne en spectacle. Il m'a traité de tous les noms, j'ai fini par y croire. On arrive à ne plus vouloir être belle, sinon c'est sale... ».

 

Décontractée, Marie m'explique que ses relations sexuelles sont forcées. Constamment dénigrée, elle a elle aussi apprit à s'auto-dénigrer avec le temps. Entre résignation et abandon, cette femme courage provoque chez moi l'indignation et aussi la peur. « i pe ariv'a ou osi ». Elle raconte, avec un sérieux et un calme déconcertant, comment son mari la force à avoir des relations sexuelles en permanence : « Il me prend n'importe où, n'importe quand ».

 

Elle met fin à la conversation et me demande poliment de partir...avec mon témoignage de femme battue entre les mains.  Sujet tabou, sujet sensible et pourtant il faut en parler et « dire » pour ces femmes silencieuses, maltraitées dans l'ombre, battues et violées une fois que la porte du ménage est fermée.

 

 Marie n'est pas la seule dans cette situation. Pourtant indépendantes financièrement, elles sont nombreuses à être maintenue  sous une pression psychologique, pression suffisamment forte et constante pour empêcher le moindre mouvement de révolte. Tenues par la peur d'être retrouvées ou poursuivies, ces femmes font le choix de rester à la maison, de supporter ou encore de repousser le départ. Les autres, dépendantes financièrement, sont davantage prisonnières des violences conjugales. Soumise un peu plus car non autonome sur le plan financier, la violence conjugale devient vite une prison. Prison que les associations n'arrivent pas à pénétrer totalement. Les non-dits et le silence dans lesquels ces femmes s'enferment doivent tout de même trouver échos.

 

Que vous soyez témoin ou victime de violences conjugales, appelez le 115.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 10:57

Il y a quelques années, l’ancien président du parti d’Extrême droite, Jean-Marie Le Pen, avait été empêché de poser le pied sur le sol ultramarin, aujourd’hui, FN974 s’est construit autour de la nouvelle image du Front National, Marine Le Pen.

 

 

Il est encore temps de s’indigner, de s’inquiéter, de se rebeller contre le développement de l’extrême droite dans notre département. Derrière le discours édulcoré et enjôleur de Marine Le Pen, la ligne idéologique reste la même : xénophobie, protectionnisme, isolement vis-à-vis des institutions internationales…

 

 

Née des civilisations chinoise, indienne, malgache, comorienne et européenne, La Réunion est devenue un exemple de paix et de respect entre les cultures et les religions. L’arrivée du Front National est une remise en cause de ce constat et doit être dénoncée pour qu’un avril 2002 ne se rejoue.

 

 

Les ultramarins, des « citoyens de papier »

 

 

Jean-Yves Camus, politologue, chercheur à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et auteur d’ouvrages sur le Front national, les nationalismes et les extrémismes, a expliqué au JIR du 3 novembre 2011 qu’il y a deux cas de figure dans l’intérêt du FN pour l’Outre-mer « (Jean-Marie Le Pen) disait que l’Outre-mer est constitué de terres françaises qu’il faut garder dans le giron de la France. C’est le souvenir de l’empire colonial français. Ce qui compte, c’est l’amour de la France, le patriotisme ».

 

 

Entre colonialisme et désir de rejet, le Front National surfe sur la vague ancestrale de la xénophobie et du racisme, alors qu’à La Réunion, le métissage et le respect des cultures et religions prospèrent. De nombreux adhérents et sympathisants du FN « considèrent l’Outre-mer comme un accident de l’histoire. Ils estiment que, même si la France y est présente depuis le XVIIème siècle, ces territoires n’ont rien à faire dans la République française. Pour des questions ethniques. Dans cette optique, les ultra-marins ne sont pas seulement regardés comme des assistés mais comme bénéficiant d’une citoyenneté de papier ».

 

 

Les « citoyens de papier » pourraient revoir leur citoyenneté remise en cause, avec l’une des mesures phares du FN, « Renégocier les accords de Nouméa afin de permettre l’égalité des citoyens Français sur l’ensemble du territoire », ce qui inclut une redéfinition de ceux qui sont français et ceux qui ne le sont pas. Comme l’écrit l’ancien compère de Pierrot Dupuy de Zinfos974, « Faut-il pour autant diaboliser le Front national en métropole et surtout en Outre-mer ? Non. Ce serait une erreur, une grave erreur. Car, le regard que porte aujourd'hui une partie de la population aussi bien dans l'Hexagone qu'en Outre-mer a évolué. Et ce, même si Marine Le Pen n'est pas (encore) parvenue à "dédiaboliser" le FN, à La Réunion, certains électeurs, déçus par les partis traditionnels, "sont prêts à tenter l'aventure" ».

 

 

La mobilisation des jeunes contre le FN

 

 

Sans besoin de diaboliser le FN à La Réunion, « C’est souvent dans un petit milieu de métropolitains expatriés que le mouvement connaît de l’audience. Lors de la présidentielle de 2002, les scores du FN en Outre-mer ont été faibles », à La Réunion, 3,81 % des votes sont destinés à Jean-Marie Le Pen, a indiqué Jean-Yves Camus.

 

Qu’est-il arrivé pour que le Front National ait pu s’installer en toute tranquillité à La Réunion ? Il y a les observateurs réunionnais qui ne souhaitent pas marginaliser la ligne du FN « Aujourd'hui que le FN soit ou non, raciste ou xénophobe, ce n'est plus leur principale inquiétude » et de l’autre, il y a les jeunes réunionnais qui ont manifesté en nombre en 2002 contre Jean-Marie Le Pen. Ceux-là même qui sont devenus des électeurs et devraient décider de l’avenir de La Réunion et du FN974.

 

 

 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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