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Journal Nou lè Kapab

Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:28

Après le Festival International de la Jeunesse Réunionnaise, où l'artiste réunionnais Zorro Chang a pu se produire, l'équipe de « Nou lé kapab  » vous fait découvrir un autre talent local, K.O.S,  jeune artiste de la Possession, le « filleul de coeur » de Zorro Chang.

Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
 

Je m'appelle Jérémy Thémyr, mais mon nom d'artiste est KOS. Je suis né au Port, mais j'habite depuis pas mal de temps à la Possession. 

Pourquoi KOS comme nom de scène ?

KOS  est un surnom donné par mes camarades au collège... Je n'aime pas trop la raison de son existence, mais j'y suis attaché car ça fait partie de moi ! J'étais jeune, et à l'époque, et comme pas mal de jeunes réunionnais, j'avais la rage, contre un système, contre l'école, contre les injustices que je vivais au quotidien... Et donc, KOS pour « kass les os », seul moyen de me canaliser, avant de trouver ma voie avec l'écriture et la musique.

Comment avez-vous commencé la musique ?

Oula, ça remonte ! Depuis le collège, avec mes amis on improvisait, on faisait des petites compos « pour le plaisir ». Et puis j'ai rencontré Zorro Chang, qui dès le début m'a soutenu, il nous a donné des conseils pour nous faire connaître. Peu à peu nos efforts ont payé ! On a commencé à jouer dans des petits concerts, comme ceux organisés pour la fête de la musique. A l'époque notre groupe s'appelait « Influenza ». Après ça s'est enchaîné, on a pu jouer dans des boîtes, notamment Saint-Gilloises, comme « Le Club » ou « Le César ». Et puis sinon on aime beaucoup jouer dans des soundsystem, car c'est vraiment une ambiance sympa, ouverte à tous ! On a aussi enregistré un CD « Baz Sound Bass ».

Quelle est la situation de l'industrie musicale à la Réunion ?

A mon sens, la situation est très grave à l'heure actuelle pour les artistes, surtout les jeunes. Être artiste c'est s'engager pour la société, et aujourd'hui ce qui est sûr, c'est que la société n'est pas prête à s'engager pour nous. A la Réunion, si vous voulez vous en sortir en tant que jeune artiste, il ne faut pas compter sur les maisons de disques, bien trop refermées sur un cercle privé, mais on a besoin d'avoir des maisons de disques locales, ouvertes à tous les réunionnais.

 Alors, heureusement qu'on n'attend pas d'être aidé pour continuer à faire ce qu'on aime : on ne peut s'en sortir qu'en étant solidaires entre nous. Et ça passe par notre propre production, faite à la maison, avec les moyens du bord ! On n'a pas le choix, on a vite intérêt à se faire un réseau d'amis artistes qui peuvent nous aider à enregistrer nos compositions en nous prêtant du matériel par exemple. On a appris à investir ensemble pour que nous puissions créer le plus possible. Alors, pour avoir une chance de se faire connaître on s'autoproduit, on fait marcher le bouche à oreilles et puis parfois on peut se débrouiller pour jouer dans un festival comme Zorro Chang. Cependant, ce genre d'initiative comme le FIJR, est à multiplier, et vite car il y a une grande demande de la part de la population qui a besoin de connaître la musique locale.

Que pensez-vous de la situation économique et sociale à la Réunion ?

Je pense qu'aujourd'hui avec la misère qui continue de s'amplifier à la Réunion, notre seule échappatoire c'est la musique. Les gens ne peuvent être que de plus en plus déprimés, car en plus d'avoir un niveau de vie et un pouvoir d'achat faible, on ne leur donne pas l'occasion d'écouter ce que nous les jeunes nous avons à dire ! On ne nous donne plus d'opportunités de s'en sortir, même avec un diplôme, on n'a plus de rêves, on nous prend nos espaces de libertés pendant que les riches continuent de s'engraisser et a profiter ! La situation économique et sociale fait peur pour l'avenir, on ne peut pas laisser ces décalages se creuser encore plus. On doit se battre pour l'égalité des chances ensemble !


Quel message souhaitez-vous transmettre à la jeunesse Réunionnaise ?

Mon message est assez simple : ne vous laissez pas avoir et réveillez vous pour faire bouger les choses ! Il y a trop de raisons de s'indigner, et pourtant, on se laisse avoir par la violence, l'alcool, la fainéantise. Alors qu'on a un sacré potentiel, mais si peu valorisé que forcément, on le laisse gâter. Mais maintenant, il faut qu'on agisse, qu'on se prenne la main et surtout se prendre EN main ! On vie sur une île magnifique, et pourtant on attend, on reste passif. On doit se lever et dénoncer, et surtout sortir de cercle vicieux de la violence. Combien de personnes tournent en rond car elles ignorent qu'en fait elles sont puissantes. On a tous un pouvoir, mais il faut l'utiliser pour s'en rendre compte. J'aimerai que ceux qui m'écoutent comprennent qu'on doit grandir en étant solidaires, et que la délinquance tue notre pouvoir sur le monde. Le système nous donne toutes les raisons pour qu'on soit enragé, mais ce n'est pas seulement comme ça qu'on va le battre et s'en sortir !

Que souhaitez vous pour la jeunesse d'aujourd'hui et de demain ?

Je pense que le mieux pour la jeunesse, serait qu'on puisse enfin avoir de l'espace pour qu'on s'exprime, pour qu'on partage ensemble nos idées. Les jeunes doivent sortir de l'ombre et faire éclater notre potentiel ! Il faut que nous construisions un système solidaire, où les vrais problèmes se résoudraient entre citoyens, par les citoyens. Mais pour ça, faut qu'on nous laisse occuper un lieu, où on pourrait se réunir, sans que ça soit le bar du coin !

Et ta chanson préférée de toutes tes compositions.. ?


En fait, je n’ai pas de chanson « préférée » mais disons que sentimentalement, celle qui me tient le plus à cœur c'est « Loin d'être des anges », qui est assez autobiographique, et retrace donc une certaine partie de ma vie...

 

Par Elody - Publié dans : Journal Nou lè Kapab - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:27

Depuis plusieurs semaines, les Mahoraises et Mahorais se mobilisent pour l’Egalité. Au commencement, la question des prix qui n’ont pas cessé d’augmenter et du pouvoir d’achat qui par conséquent, s’est écroulé.


Durant cette semaine, une délégation Mahoraise est venue à La Réunion faire un relevé de prix pratiqué dans l’île. Qu’il y ait des différences de prix entre les deux îles est une chose mais cela ne doit pas nous faire oublier là où se trouve le point de rupture emmenant à des inégalités.

 

Une étude de 2010, réalisée par l’INSEE sur les écarts de prix entre la Réunion et la France hexagonale montre que les prix sont sensiblement plus élevés chez nous.  Ainsi, les produits alimentaires sont 36% plus chers. Pour la santé, ces chiffres montent jusqu’à 15% et pour les communications, 19%. A partir de là, autant dire que nous ne sommes pas forcément un exemple d’égalité, en tout cas, en matière de prix.

 

Ces dernières semaines à La Réunion, pendant que les manifestations grouillent à Mayotte, l’Alliance des Réunionnais Contre la Pauvreté mène des actions contre la hausse des carburants et de la bouteille de gaz.

 

Le point commun de ces actions dans les deux îles, c’est finalement ce sentiment d’injustice face à une situation qui n’a que trop duré.

 

Cela doit nous emmener à penser Océan Indien et destin commun. Parce que l’avenir des départements d’Outre-mer dans l’Océan Indien ne pourra se faire sans une approche qui prenne en considération nos pays voisins. Ainsi, c’est un mouvement de solidarité qui doit se créer entre les défenseurs de l’égalité.

 

Nous avons certes des situations différentes, ne serait-ce d’un point de vue historique. Mais, à Mayotte, comme à la Réunion, des citoyens se mobilisent tous pour la même chose : plus de justice.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:24

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh a déclaré cette semaine qu'il était prêt à quitter le pouvoir dans les prochains jours, « Je ne veux pas le pouvoir, et je l'abandonnerai dans les jours prochains », lors d’un discours télévisé, au cours duquel il a fustigé ses opposants.


« Il y a des hommes sincères, qu'ils soient militaires ou civils », capables de gouverner le Yémen, a cité l’Agence France Presse. Ali Abdallah Saleh a annoncé qu'il allait convoquer une réunion du Parlement dans les prochains jours, sans préciser pourquoi. Toutefois, si le président quitte le pouvoir, le gouvernement remplaçant devra suivre de plusieurs réformes politiques, économiques et sociales pour faire face à la hausse démographie, l’analphabétisme  de 50% de la population et le chômage d’au moins 35% de la population active. En dépit d’un secteur agricole développé et dense, celui-ci ne parvient pas à couvrir les besoins alimentaires du pays.


Un pays à reconstruire


Au pouvoir depuis 1978, Ali Abdallah Saleh, 69 ans, est contesté depuis janvier par des jeunes qui campent sur la place du Changement de Sanaa, la capitale. Ces derniers dénoncent le népotisme du président et la corruption gouvernementale. Pays le plus pauvre de la région arabique avec un revenu annuel par habitant d’environ 775 euros contre 10.409 euros pour l’Arabie Saoudite et 53.159 euros pour le Qatar. Les faibles revenus pétroliers assurent 70% des ressources de l’État et vont s’amenuiser au fur et à mesure que les gisements s’épuisent.


La mal-gouvernance du pays a causé la crise politique débutée le 27 janvier 2011, avec les manifestations réclamant le départ du président Saleh. Corruption, népotisme, autoritarisme, tribalisme avec les 75 tribus, regroupées en confédérations, jouent un rôle politique non négligeable, tant comme acteurs que comme objets, incurie et discriminations rongent le pays a expliqué Patrice Gourdin, enseignant en relations internationales et géopolitique. Ce dernier met en avant le qualificatif d’état « inachevé » octroyé au Yémen, depuis l’unification des Yémen du Nord et du Sud, en 1990.


Instabilité politique et crise alimentaire


Après avoir été blessé dans le bombardement de son palais en début juin, Ali Abdallah Saleh  s’était rendu en Arabie Saoudite pour se faire soigner. Durant un mois, le pays a eu un temps de liberté, au cours duquel la transition du pouvoir avait mené à la discorde.  Les 75 tribus du pays ont tenté de prendre leur place dans le nouveau gouvernement, mais ces dernières n’ont pas eu le temps de s’organiser. Le président Saleh a ordonné à son armée de réprimer la population, tout en promettant des changements.   


Après plus de neufs mois de contestation, le Programme alimentaire mondial (Pam) a annoncé un risque de famine au Yémen en raison d'une hausse des prix des produits alimentaires, de sévères pénuries de carburant et de l'instabilité politique. Une étude du Pam dans les quatre régions les plus touchées par les violences, Rayma, Amrane, Hijja et Ibb, a indiqué que de plus en plus de Yéménites ont du mal à s'alimenter alors que 50% des enfants souffraient de malnutrition chronique avant même la contestation. Le Pam a accru son assistance à 3,5 millions de Yéménites vulnérables et plus spécialement à 70.000 qui ont fui leurs demeures en raison des combats dans le sud et à 500.000 qui ont été déplacés par le conflit de sept ans dans le nord, théâtre d'une rébellion chiite.


La communauté internationale s’intéresse


Une semaine après l’annonce de son départ, Ali Abdallah Saleh persiste et pousse son armée à attaquer les Yéménites. Cependant, les manifestants sont prêts à résister. Ces derniers ont manifesté, mardi 11 octobre, pour demander « au Conseil de sécurité et aux grandes nations du monde de condamner le président Saleh et son régime ». Le jour même, les pays occidentaux au sein du Conseil de sécurité de l'Onu ont réclamé l'adoption d'une résolution appelant à démissionner le président du Yémen. « Il est grand temps d'inclure à l'ordre du jour la question sur la situation au Yémen », a déclaré devant les journalistes Peter Wittig, délégué permanent allemand auprès de l'Onu, avant le début de la réunion de matin du Conseil de sécurité.


De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les autorités yéménites à lancer les réformes nécessaires pour mettre un terme à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays. « Ce qui est important maintenant c'est que le président Saleh mette en œuvre immédiatement des réformes politiques afin que les populations puissent vivre dans un monde meilleur sans crainte de l'oppression et en voyant leurs droits humains pleinement protégés », a déclaré Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse à Copenhague, au Danemark, aux côtés de la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:22

Le prochain grand rendez-vous politique aura lieu dans quelques mois, se sera les élections présidentielles. Dans cette perspective, le magazine challenges va publier les travaux d’économistes qui passent au crible les politiques publiques menées durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. 


L’élection présidentielle est un moment crucial car en fonction de la personne élue, c’est l’ensemble des orientations de notre société qui est susceptible de changer.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’aura pas été de tout repos pour lui mais aussi et surtout pour la population. Les réformes se sont succédées et la crise n’a rien arrangé.

Tout cela ne s’est pas produit en quelques mois, ni à un seul coup de réforme. Certaines lancées très rapidement ne sont déjà plus en place, mais portés par le flux massif d’actualité quotidienne nous oublions souvent toutes les initiatives qui ont été prises.    


La question est de savoir, à quelques mois de donner son avis sur le travail effectué à la tête de la République et de renouveler ou pas sa confiance, d’avoir des éléments qui permettent de porter un jugement en connaissance de cause.

Ce n’est pas chose aisée, car nous n’avons pas dans notre modèle démocratique, des véritables outils accessibles afin d’évaluer les politiques mises en place. Les bilans se résument souvent à la bonne parole démagogique des candidats en pleine campagne électorale, dont il nous appartient d’y croire ou pas. Mais pouvons-nous faire autrement et surtout aussi facilement ?

 

Le magazine Challenges publie depuis quelques semaines, à travers son « Observatoire 2012 », l’analyse d’économistes sur les politiques publiques mises en place sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Fiscalité, Ecole, Université et bien d’autres encore sont au programme. Une initiative que l’on peut saluer en cette période où tout va si vite que l’on ne prend probablement pas assez le temps, de jeter un œil derrière pour voir ce qui a été fait, tirer les conséquences et dresser les perspectives.

Par Steff - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 08:23

Le député Victorin LUREL a déposé un projet de loi afin de limiter le taux de sucres dans les produits vendus en Outremer. La loi a pour objectif de lutter contre l’obésité, plus élevé dans les DOM mais ses conséquences pourraient être avantageuses dans bien dans d’autres domaines et notamment dans la lutter contre le diabète.

 

Depuis plusieurs années, l’obésité représente une source majeure de préoccupation et pour cause, le taux de prévalence à l’obésité et au surpoids est, comparé à la France hexagonale, supérieur dans les DOM.

 

L’obésité et ses multiples conséquences

 

Une étude de 2007 menée par l’Observatoire de la Santé à la Réunion sur le surpoids et l’obésité révèle que la prévalence dans ce domaine est supérieure à la moyenne métropolitaine. En 2001, 26,5% des enfants de CM2 présentaient un surpoids ou une obésité contre 19,6% en Métropole. En 2002, ce pourcentage était de 20,7% pour les enfants de troisième à la Réunion, contre 16,7% en Métropole. De même, selon une enquête REDIA de 2004, la prévalence de la surcharge pondérale à la Réunion était de 50% conte 41% en Métropole.

 

Au-delà de la question de l’obésité, c’est aussi comment lutter contre un des fléaux qui touche notre île, à savoir, le diabète dont l’obésité est l’un est des principaux facteurs de déclenchement de la maladie. A la Réunion, le nombre de personnes diabétiques est deux fois plus important qu’en France hexagonale. Selon une enquête de l’Observatoire de la Santé à la Réunion en date de 2009, le diabète se déclare de manière plus précoce, 59,6 ans au lieu de 64,9 ans en Métropole. Il est le deuxième motif d’admission en affectation longue durée. Enfin, du fait de la démographie, ces chiffres déjà inquiétants risquent d’augmenter dans les années à venir.

 

La responsabilité des industriels, entre autre

 

Si les causes de ces maladies peuvent être diverses et variées, il n’en demeure pas moins que nous pouvons agir sur certains points. Agir sur les produits commercialisés en est un exemple.

 

En effet aujourd’hui, nombreux sont les produits vendus en Outremer qui ont une teneur en sucre supérieure à ce qui est fait en France hexagonale. De ce fait, même si la consommation de produits trop sucrés n’est pas l’unique cause d’obésité, les industriels n’arrangent en rien la situation, ils l’aggravent.

 

C’est en ce sens que le député Victorin LUREL a déposé une proposition de loi à l’Assemblée Nationale. Dans les départements d’Outremer, il y a deux sortes de produits : ceux qui sont commercialisés sur l’ensemble du territoire et ceux qui sont commercialisés uniquement sur les territoires ultra-marins. Pour tous ces produits, le taux de sucre est très souvent supérieur à celui appliqué en France hexagonale.

 

« Les collectivités ultramarines ne doivent plus être traitées différemment que la France hexagonale »

 

Ce projet de loi vise donc en premier lieu à exiger, pour les produits distribués sur l’ensemble du territoire Français, qu’ils aient le même taux de sucres. Face à la situation que connaissent les départements d’Outremer, il apparaît en effet, illogique et irresponsable de commercialiser des produits plus sucrés.

 

« Les produits doivent avoir une teneur en sucre maximale »

 

Le deuxième point de ce projet de loi concerne les produits distribués exclusivement dans les départements d’Outremer. Le ministre de la santé, après avis du Haut Conseil de la Santé publique, fixera un taux de sucre maximal autorisé et définira la liste des produits concernés en plus des boissons non-alcoolisées et des spécialités laitières.

 

Xavier Bertrand, ministre de la santé croit encore au Père Noël

 

Lors du passage dans la commission des affaires sociales à l’Assemblée Nationale, ce projet de loi a connu un avis favorable. Cependant, cela ne veut pas dire que la chambre parlementaire le validera, le risque des lobbyings industriels étant très fort. De plus, le ministre de la santé s’est exprimé il y a quelques jours sur cette proposition. Encore une fois, le gouvernement refuse de prendre en considération les spécificités des territoires ultramarins. Pire, alors que la loi serait un signe fort dans l’intérêt que l’on porte aux questions de santé publique, le ministre, Xavier Bertrand a déclaré préféré se contenter d’aller dire aux industriels de baisser le taux de sucres dans les aliments.

 

A partir de là, de deux choses l’une : soit le ministre croit encore au Père Noël, soit il pense que nous y croyons encore.

 

Pour des questions de santé publique, espérons que l’intérêt général l’emportera. Par ailleurs, il est évident que cette loi, même si elle va dans un bon sens ne suffira pas, à elle toute seule, à résorber les problèmes d’obésité et les conséquences qui y sont liées.

 

 

 

 

Par Béa - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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