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Journal Nou lè Kapab

Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 06:55

Dans la suite de l’année internationale de la jeunesse 2010, lancée par les Nations Unies, l’Union Européenne et la Chine ont décidé de lancer conjointement l’année de la jeunesse 2011.


Placée sous le signe de l’échange et du dialogue interculturel, des jeunes dirigeants se sont rencontrés tout au long de l’année pour partager leurs expériences. Cette année consiste à « promouvoir le dialogue interculturel et renforcer la compréhension mutuelle et l''amitié entre les jeunes Européens et Chinois, à encourager les jeunes à soutenir le développement des relations UE-Chine ».


« De nouveaux horizons pour la coopération et le dialogue »


Androulla Vassiliou, Commissaire européenne à l'éducation, à la culture et à la jeunesse, avait déclaré en janvier que cette année visait « à renforcer et à développer les contacts interpersonnels, le dialogue interculturel, la compréhension mutuelle et la coopération », espérant que ces échanges « inspireront des idées concrètes de coopération et seront à l'origine de partenariat de longue durée ».


De son côté, Wang Xiao, Président de la « All- China Youth Federation », a indiqué que la Chine a choisi la voie de la réforme et de l'ouverture tandis que l'Europe, celle du renforcement par l'union dans la conjoncture globale économique et de la multi-polarisation, enrichissant ainsi des modèles de développement pour le processus de modernisation de la société humaine.

 Cette « Année de la Jeunesse Chine-UE 2011 » est une première depuis l’établissement des relations diplomatiques et économique entre la Chine et l’Union Européenne, il y a 35 ans. L’objectif est le renforcement des relations diplomatique à travers la jeunesse mais également économique. En effet, le volume des échanges commerciaux entre les deux parties s'est élevé à 479,7 milliards de dollars en 2010, contre 2,4 milliards de dollars d'il y a 35 ans, a annoncé Kong Quan, ambassadeur de Chine en France, le 11 janvier 2011. La crise de la dette souveraine a poussé les européens à consolider et enrichir ses relations avec Pékin, qui n’a pas hésité à exprimer son soutien depuis le début de la crise économique et financière de 2008.


 Un partenariat stratégique autour de la jeunesse


Tout au long de l’année, près de 80 évènements ont été organisés, au cours desquels  des jeunes chinois et européens ont discuté autour du rôle des jeunes dans une société vieillissante, de changement climatique et du développement durable, ainsi que le rôle des organisations régionales et des jeunes organisations commerciales.


Le sommet des jeunes dirigeants de la Chine et de l'Union européenne, co-organisé par la Fédération nationale de la Jeunesse chinoise, et la Commission européenne, s'est achevé lundi 24 octobre, par la publication d’une déclaration des jeunes dirigeants des deux côtés.


Cette déclaration souhaite que les organisations des jeunes de la Chine et de l'UE s'impliquent dans « la formulation, l'application et la surveillance du partenariat stratégique UE-Chine », afin que celui-ci prenne en compte les aspirations des jeunes et tentent de lutter contre le chômage et la précarité croissante chez les jeunes.

 

 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 06:50

Pourquoi  votre déplacement à Mayotte ?

C’était un  voyage en compagnie du député européen, Elie Hoarau, et le président de l’ARCP, Jean Hugues Ratenon pour apporter dans un premier temps notre solidarité à la population mahoraise en lutte depuis plusieurs semaines. Mayotte a la population la plus jeune de la république avec 54% de la population qui a moins de 25 ans. Il était important d’être sur place pour comprendre la situation des mahoraises et des mahorais. Ce déplacement a été également l’occasion de rencontrer et d’échanger avec les acteurs de la lutte sur place. Nous avons pu rencontrer le président du conseil général, le président de la CGPME  et les représentants de l’intersyndicale de Mayotte et enfin le président de l’association des consommateurs.

 

Quel bilan tirez-vous de vos différentes rencontres ?

Au fil de nos différentes rencontres, nous nous rendons compte très vite que le mécontentement de la population ne se limite pas au prix des ailes de poulet. Le fond de la grève c’est la dénonciation du mal vivre dans la société mahoraise dû à un rattrapage social qui ne se fait pas et une capacité d’achat qui ne cesse de diminuer. Ce sont toutes les problématiques des biens et services, de la communication, des services bancaires, de l’emploi et de la formation qui sont posées. C’est tout le système qui est remis en cause par la population et c’est ce que refuse de voir le gouvernement.

 

La ministre de l’Outre-mer était en visite à Mayotte la semaine dernière, comment a été perçue sa visite ?

La ministre a été totalement à côté de la plaque. A la veille de son arrivé, Mayotte a connu la plus grande manifestation qu’elle n’avait jamais connue depuis 30 ans avec plus de 15 000 manifestants. La ministre est restée sur la « petite terre », n’est intervenue qu’à la TV et n’a pas apporté de solutions à la crise. Les bons d’achats de 5€ du gouvernement et le RSA à 25% ont été perçus comme du mépris et de la mendicité dans la population. La seule réponse à la mobilisation de la part du gouvernement est la répression avec des renforts de CRS et de gardes mobiles.  L’Etat ne joue pas son rôle, l’Etat se place en tant que médiateur dans les négociations alors qu’il doit être acteur, car il en va de sa responsabilité.

 

Déjà un décès et deux blessés, quelle situation sur place aujourd’hui ?

Faute de réponse adéquate de l’Etat, la situation est en train de s’aggraver. Les acteurs sociaux, les élus et les collectivités sur place ont des solutions d’urgence à mettre en place et qui ne coûteraient pas grand-chose à l’Etat et permettraient de sortir du conflit.

Nous étions logés à quelques mètres de la place principale où se tiennent depuis des semaines les rassemblements. A plusieurs reprises nous avons traversé les rassemblements et les barrages de route sans qu’il n’y ait aucun problème, aucun débordement. Quand on respecte les manifestants tout se passe dans le calme et la dignité.

 

Que s’est-il passé mercredi matin à Mayotte lors des affrontements tragiques qu’on a connus ?

Nous tenions une conférence de presse dans un café-terrasse à quelques mètres des rassemblements. Les manifestants étaient rassemblés dans le calme, encadrés par une cohorte de gendarmes. Au moment de notre conférence de presse, dans la terrasse du café, nous avons reçu des déflagrations de bombes lacrymogènes et des balles de flashball. Quelques minutes plus tard, au giratoire, en face du café, un homme a été touché par un morceau de bombe assourdissante et a été transféré en urgence à l’hôpital de Mamoudzou. Immédiatement un mahorais est venu nous montrer le morceau de bombe qui avait touché l’homme (voir photo). Il décéda par la suite à l’hôpital.  Juste après, un autre homme a été touché, en face de nous, par une balle de flashball, est tombé et a été lui aussi transféré à l’hôpital. Je tiens à transmettre toutes mes condoléances à la famille de la victime et mon soutien aux familles des deux jeunes blessés depuis le début de la mobilisation. La réaction des forces de l’ordre a été démesurée, disproportionnée et abusive.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab - Communauté : COMMUNAUTE LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 09:21

Dimanche dernier, l’AJFER lançait sa nouvelle campagne de sensibilisation pour la fin du cumul des mandats. A cette occasion, elle a dévoilé l’étude qu’elle a menée sur les élus qui cumulent à la Réunion. Les chiffres en disent suffisamment…


L’étude se base sur les mandats détenus par les Maires, les Conseillers Généraux, les Conseillers Régionaux et les Parlementaires, soit 127 postes.


Sur 127 postes, 97 sont occupés par des élus cumulards, soit 76% d’entre eux


Nous avons établis deux classements, un par parti politique, l’autre par institution. 


L’analyse par parti nous montre les résultats suivants :

-          Au PS, 92% des postes sont occupés par des élus cumulards

-          A la droite sociale, 80% des postes sont occupés par des élus cumulards

-          A l’UMP, 75% des postes sont occupés par des élus cumulards

-          Au PCR, 67% des postes sont occupés par des élus cumulards

Il y a des écarts importants entre partis mais quoiqu’il en soit plus des deux tiers des postes d’élus, dans les partis à la Réunion sont occupés par des cumulards.


L’analyse par institution nous montre les résultats suivants :

-          100% des Parlementaires sont en situation de cumul (9/9)

-          88% des Conseillers Généraux sont en situation de cumul (43/49)

-          83% des Maires sont en situation de cumul (20/24)

-          56% des Conseillers Régionaux sont en situation de cumul (25/45)


Vous trouverez ci-dessous deux tableaux récapitulatifs du nombre d’élus cumulards, par parti politique et par institution.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le sitewww.jecumule.fr

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab - Communauté : COMMUNAUTE LIBRE EXPRESSION
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 07:13

Dans le cadre de la journée internationale du créole, l’UNEF Réunion a organisé dernièrement un concours d’écriture en créole à l’université. Destiné aux étudiants, ce concours avait pour objectif de promouvoir la langue créole et son écriture. Les étudiants, et plus largement les jeunes, ont développé cette habitude d’écrire en créole sur les réseaux sociaux.


Les graphies sont libres, se mélangent et tous se comprennent avec leur façon d’écrire le créole. Pour donner une autre tonalité à l’écho des habitudes quotidiennes des étudiants sur la toile, L’UNEF Réunion a voulu mettre une tribune d’expression à disposition de l’étudiant par le biais de ce concours « lékritir en lang’kréol ». Les étudiants ont été nombreux à participer et l’enthousiasme que ce concours a pu générer témoigne de l’importance du créole dans notre société.


Pour cette raison et dans un souci de sensibilisation, d’abord en raison des ambigüités que peuvent soulever l’utilisation de la langue à l’écrit et ensuite dans une volonté de valorisation de la langue créole auprès des étudiants, l’UNEF réunion organise une remise des prix festive le 28 octobre : journée symbolique pour la mise en avant de nos cultures et kozé créoles.


Les participants au concours sont invités à lire leurs compositions devant un public estudiantin. Les meilleures compositions seront récompensées par des paniers garnis de produits locaux. En parallèle à la valorisation de la langue créole, il s‘agit de mettre en avant les produits faits à la Réunion.


L’UNEF, syndicat mais aussi association étudiante souhaite souligner l’importance de la consommation des produits locaux sur le territoire. Véritable pilier pour l’économie réunionnaise, la sauvegarde de notre artisanat péi et de nos productions locales constituent des atouts majeurs pour promouvoir la richesse culturelle de la Réunion.


Ces lots seront remis par les membres du jury, qui ont départagés les textes sur huit critères de jugement, avec entre autres la prise en compte de l’imaginaire et de l’originalité, de la richesse du vocabulaire, de l’univers géographique, du contexte historique ou encore de la connaissance du monde créole… Les compositions sont d’une qualité intéressante et invitent à creuser davantage le rapport que la jeunesse réunionnaise et notamment les étudiants peuvent entretenir avec la langue créole.


L’UNEF Réunion invite les étudiants à célébrer la journée international du créole, durant une après- midi qui conjugue artisanal local, produits péi, culture et langue créoles.


Le programme est le suivant :

14H: Cérémonie d’ouverture 14h30: Conteurs créoles 15H30: Théâtre/humour en créole 16H00: Lecture des meilleures compositions et remise des prix 16H30: scène musicale: ruban rouge, rap militant en créole. 17H00: clôture de la séance


Cette scène réunit des artistes qui se déplacent bénévolement pour célébrer le créole. C’est tout un pan culturel que l’UNEF réunion a voulu mettre en avant pour l’événement : l’humour et le théâtre créole, les raconteurs zistwar et le rap militant d’un groupe de jeunes qui expriment leurs revendications en créole dans leurs chansons. A côté de la scène, les étudiants pourront découvrir l’artisanat créole, fait-main, d’un jeune artiste en herbe. Ils pourront également savourer les gâteaux pays et les confitures de la Réunion. Cet événement se déroule le vendredi 28 octobre 2011, dès 14h, dans l’Espace de Vie Etudiante (EVE).

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:29

Mardi dernier, le projet de loi tendant à prohiber la différence de taux de sucre entre la composition des produits manufacturés et vendus dans les régions d’Outre-mer et celle des mêmes produits vendus dans l’hexagone a été examiné à l’Assemblée Nationale. A quelques voix près, le projet de loi aurait pu être adopté.


Nous vous en parlions déjà la semaine dernière. Alors que la commission des affaires sociales avait donné un avis favorable, le ministre de la santé a indiqué que le groupe UMP se positionnerait contre, préférant faire une simple demande aux industriels. Ainsi, nous soulignions d’un trait humoristique la croyance au Père Noël du Ministre de la Santé  mais aussi et plus sérieusement le manque de prise en considération de la situation locale, des problématiques auxquelles nous sommes confrontées et plus particulièrement sur ce projet de loi essentiel dans la lutte qu’elle soit contre l’obésité ou encore contre le diabète.

En bref, un projet de loi qui va dans le sens de la santé publique. Ceci étant, qu’un Ministre UMP ne prête pas attention aux enjeux locaux, ce n’est pas vraiment une surprise.

Le projet de loi, déposé par le député Victorin Lurel n’a pas été adopté par l’Assemblée Nationale. Les choses se sont jouées à quelques voix : sur 389 suffrages exprimés, 190 députés ont voté pour et 199 ont voté contre.

 

Farreyrol et  Lebreton aux abonnés absents


Principaux défendeurs des intérêts Réunionnais à Paris, on est censé retrouvé, bien évidemment les députés de la Réunion. Théoriquement, on en compte quatre mais après l’élection de Jacqueline Farreyrol aux sénatoriales, cette dernière, déjà en remplacement de Didier Robert démissionnaire pour cause de cumul, démissionne à son tour, pour les mêmes raisons. Le poste devient donc vacant et  la Réunion perd donc une occasion -et pas des moindres, de se faire entendre.

 

Huguette Bello et René Paul Victoria se sont positionnés en faveur du projet de loi. Le troisième député socialiste, aussi maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton n’a quant à lui pas siéger.

 

Cumul ou primaires socialistes, allez savoir les raisons de son absence mais comme dis l’adage « les absents ont toujours tords ». Ainsi, celui qui aura réussi l’exploit de faire exploser les taux de participation aux primaires sur son territoire, aura aussi réussi l’exploit de participer au rejet d’une loi,  pourtant importante pour la Réunion.

 

Proposée par un député du même camp politique, une loi qui porte sur un territoire qui l’a élu pour lequel il a, comme tous les candidats promis de défendre les intérêts, rien à faire : Patrick Lebreton avait visiblement mieux à faire.

Ainsi, si les primaires sont un bel exercice démocratique, il n’en demeure pas moins qu’assumer les responsabilités que le peuple donne à quelques personnes en est aussi un.

 

Finalement, dans cette histoire, le projet de loi Lurel porteur d’un certain espoir pour les questions de santé publique dans les DOM, s’est joué à dix voix. Et rien qu’à la Réunion, deux personnes ont manqué l’occasion de se positionner favorablement. Deux députés sur quatre soit la moitié des voix que nous avons pour porter nos intérêts. Juste ça.

 

La traduction d’un malaise démocratique


Bien sûr, il ne s’agit pas de tirer à boulets rouges sur Patrick Lebreton. D’une part, parce qu’il n’était pas le seul à être absent, seuls 397 députés ont pris part au vote sur 577 représentants que nous comptons au total. D’autre part, parce que nous savons pertinemment que le problème est plus profond, qu’il relève d’un « système ».

 

Le temps, comme à chaque approche des élections présidentielles est propice à l’analyse de notre société dite démocratique. Car, on se rend bien compte des dysfonctionnements de ce système : l’impression de voir toujours les mêmes personnes au pouvoir, partout, tout le temps, le sentiment d’impuissance dans notre propre société, la lenteur de l’administration publique, le manque de femmes, le manque de jeunes ou encore la bataille entre le pouvoir du peuple et le pouvoir de l’argent, …

 

Ainsi, les cas Farreyrol et Lebreton sont  une traduction, en plus, finalement, du malaise démocratique.

Par Béa - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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