Publié par AJFER - Nou Lé Kapab

Les organisations Nou Lé Kapab (AJFER), GPX974 et le Crefom Réunion ont organisé une conférence de presse en réaction à la venue de François Hollande, le 21 août à La Réunion. Ces dernières ont mit l'accent sur la séquence du chef de l'Etat, à Saint-Joseph, sur la régionalisation de l'emploi.

La visite très attendue de François Hollande survient alors que "la problématique de l’emploi local est au devant de la scène depuis un bon moment a La Réunion, c’est un problème récurrent" dans le privé et le public, a introduit Richel Sacri du Crefom Réunion.

Donner du sens au rapport de Patrick Lebreton

Pour Richel Sacri a expliqué que la venue de François Hollande est "un signal fort". "A nous d’en tirer parti, pour que (le rapport de Patrick Lebreton sur la régionalisation de l'emploi, ndlr) ne soit pas, comme tous les précédents, rangé et oublié dans un tiroir" a-t-il indiqué.

En effet, depuis plusieurs semaines, associations, collectifs et particuliers se sont mobilisés pour dénoncer les difficultés pour les fonctionnaires réunionnais de revenir à La Réunion. Un sujet reprit par le député-maire Patrick Lebreton qui a rendu son rapport dans ce sens, en évoquant la nécessité de revenir à l'ancienneté de la demande et non l'ancienneté administrative.

Suite à ce rapport, les organisations avaient souhaité continuer le travail engagé par le Député-maire, en faisant notamment des propositions communes. Sur la problématique des CIMM, les trois organisations souhaitent "un accord sur les critères*" avec le Président de la république et pouvoir participer à la commission envisagée par Patrick Lebreton, concernant les CIMM.

Des décisions "doivent être prises"

Pour Gilles Leperlier, il s'agit de "demander l'égalité des chances", et non "pleurer, mendier, ni supplier pour espérer être muté à La Réunion, quand des postes sont disponibles ici". Il faut une "harmonisation du système" et "un souci d'équité" a ajouté le représentant du Crefom. Pour Gilles Leperlier, "François Hollande arrive, il doit faire des annonces. Il n'y a plus de temps à perdre". D'autant plus comme l'a indiqué Idriss Rangassamy, "on ne part pas de rien, les critères proposés sont une bonne base pour commencer le travail".

Car, "il faut rapidement que des décisions concrètes soient prises. François Hollande est le seul qui peut décider, si lui ne peut pas alors personne ne pourra. Le changement, c'est maintenant", a assuré le président de Nou Lé Kapab (AJFER). Pour les trois hommes, "plus le temps passe, plus les personnes sont en pleine détresse, François Hollande devra être à la hauteur des attentes des réunionnais", a conclu Gilles Leperlier.

*(voir article intitulé "Faciliter le retour des réunionnais").

Témoignages - 19 août 2014 

 

 

"Des décisions doivent être prises"

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