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Journal Nou lè Kapab

Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 08:49

En France, le cadre règlementaire fait référence aux bases législatives qui ont normé le dispositif des services à la personne et aux lois qui le font évoluer constamment. Cela passe notamment par une définition précise du dispositif et de l’ensemble du système qui régit ce dernier.  

Définition du concept

 

Nous retenons la définition suivante : « Une prestation de service à la personne est un acte destiné à améliorer ou à faciliter la vie quotidienne des personnes et des familles par la réalisation de tâches habituellement accomplies par le bénéficiaire ».

 

Aussi, les services à la personne forment un lien entre les besoins de tous les particuliers (jeunes, actifs, âgés, handicapés) et des employés familiaux polyvalents professionnels, lien largement renforcé par l’État avec une réduction d’impôt, une tva réduite, un mode d’emploi facilité par CESU.

En contrepartie de ses droits nouveaux, les services à la personne forment un astreignant cadre légal pour les entreprises et associations agréées afin de développer la qualité et le professionnalisme de ces services en mettant la personne, au sens de l’individu, au cœur de leur marché.

Les services à la personne regroupent donc l’ensemble des services contribuant au mieux-être des citoyens à leur domicile. Ils connaissent une forte croissance, correspondant à une demande sociale importante et diversifiée.

Les différents services à la personne se déclinent en trois grands domaines de services : les services à la famille, les services de la vie quotidienne et les services aux personnes dépendantes.

 

Création et mise en place de l’ANSP (2005-2006)

 

L’Agence Nationale des Services à la Personne (ANSP) est chargée de promouvoir le développement et la qualité du secteur des services à la personne, selon le plan de cohésion sociale édité par le ministre Jean-Louis Borloo en 2006. Elle aide à créer sa société ou association de services à la personne en concentrant les compétences de plusieurs ministères.

 

La loi et les décrets d’application fixent à l’Agence des missions précises au service du développement des services à la personne.

Sur le plan administratif, elle coordonne l’activité de l’ensemble des 18 ministères concernés par le secteur des services à la personne. L’objectif est que l’ensemble des acteurs du secteur puisse identifier un acteur unique et que l’action administrative agisse en synergie, grâce à l’efficacité et à la simplicité des procédures mises en œuvre.

Outre la coordination d’ensemble de l’action administrative qui lui est dévolue, l’Agence exerce une mission générale d’appui et de pilotage des initiatives liées à la promotion et au développement de l’emploi dans le secteur des services à la personne, en lien avec l’ensemble des partenaires concernés et des collectivités locales.

 

Les missions de l’Agence sont fixées par l’article D.129-16 du code du travail (décret n°2005-1281 du 14 octobre 2005), et tiennent en 6 points : soutenir l’émergence de nouveaux services, favoriser la promotion et la qualité de services, assurer un rôle d’observatoire statistique, impulser la négociation collective, assurer le développement des Chèques Emploi Service Universel (CESU), assurer l’information

 

Les objectifs du plan de développement des services à la personne

Le Plan de développement des services à la personne se donne des objectifs précis en faveur de l’emploi. Parce que les services à la personne représentent un gisement d’emplois important, il est capital de les mettre en valeur, afin de contribuer à la résorption du chômage.

La création effective d’emplois réside dans l’organisation et la professionnalisation du secteur. Le Plan de développement des services à la personne se donne ainsi comme objectifs les tâches suivantes :

-          Solvabiliser les services pour les rendre accessibles au plus grand nombre de personnes et de foyers ;

-          Accroître et structurer l’offre de services en remédiant à l’émiettement des opérateurs ;

-          Développer toujours davantage la qualité des services proposés et rendus ;

-          Qualifier et professionnaliser les intervenants.

Il vise ainsi à répondre à un double enjeu :

-          Satisfaire une demande sociale forte de la part des citoyens ;

-          Créer de nombreux emplois professionnalisés et mieux rémunérés.

 

Des freins qui persistent

 

Le développement du secteur des services à la personne rencontre des freins divers, dont certains persistent encore, et qu’il s’agit de dépasser. On peut estimer que les services à la personne souffrent de plusieurs déficits que l’ANSP s’attache à combler :

- Le déficit d’ancienneté du concept et donc un manque certain de visibilité

- Le déficit d’image des métiers souvent considérés comme des « petits boulots »

- Le déficit de soutien public qui entraîne des emplois au noir

- Le déficit de structuration et de notoriété

 

Afin de cerner l’application du dispositif, nous analyserons prochainement la situation à La Réunion et nous étudierons les différentes possibilités envisageables en tenant compte du caractère insulaire de La Réunion

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 16:35

 

La semaine dernière, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a rendu son rapport  sur le développement humain, intitulé « Durabilité et équité : un avenir meilleur pour tous ». L’occasion de faire un bilan sur l’évolution de la situation mais aussi, malheureusement de pointer du doigt de nombreuses carences.

 

Même si des avancées sont constatées dans le développement des pays, il n’en demeure pas moins que les inégalités persistent, pire, certaines s’aggravent. C’est le cas notamment de la répartition des revenus qui s’est dégradée.

 

En somme le rapport attire l’attention sur la destruction de l’environnement, qui s’accélère et ses impacts sur les populations les plus pauvres qui du coup, subissent « un double fardeau ».

 

« La moitié des cas de malnutritions sont dus à des facteurs environnementaux »

 

Aussi, pour le développement des pays les plus pauvres, le PNUD insiste sur la nécessité de ne pas suivre l’exemple des pays riches, en créant une dépendance aux énergies fossiles. Car en effet, s’il existe une corrélation entre l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et la croissance des revenus nationaux, il s’avère que cette augmentation n’impacte pas les autres mesures du développement humain comme l’espérance de vie ou encore l’éducation.

 

Tout l’enjeu sera de leur donner les moyens de s’émanciper durablement. Il ne s’agit de leur donner des leçons ou de leur imposer des choses mais à partir de nos connaissances et de nos moyens de les aider à ne pas reproduire nos mêmes erreurs. Cela nécessite de toute évidence beaucoup d’humilité face à ce que nous sommes, à notre contribution qualitative à un monde meilleur, en bref, à un sens particulièrement critique de ce que nous faisons.

 

Mettre à contribution le marché financier

 

Le PNUD considère qu’il est nécessaire de taxer les transactions financières afin d’aider ces pays en mal de développement humain. Selon eux, « une taxe sur les opérations de change de seulement 0,005 % pourrait rapporter au moins 40 milliards de dollars américains par an, renforçant de manière significative les flux d'aide en direction des pays pauvres (ils s'élevaient à 130 milliards de dollars en 2010), à un moment où le financement du développement stagne à des niveaux inférieurs aux engagements définis, en raison de la crise financière mondiale ».

 

Quid des pays dits « riches » ?

 

La recommandation qui consiste à prendre en considération l’impact environnemental de nos activités ne peut échapper aux pays les plus riches, dans la mesure où le but final est tout de même de garantir « un avenir meilleur pour tous ». Mais on sait pertinemment qu’il est très difficile de changer les us et coutumes bien instaurés dans nos pays, encore plus quand les lobbyings, financiers notamment ne manquent pas. Cela prendra du temps même s’il faudra bien, à un moment ou à un autre, se décider sérieusement.

 

Bien plus qu’une question environnementale, le rapport indique des choix plus globaux qui sont à prendre : repenser le « mode de vie que nous choisissons d'épouser, en étant conscients que tous nos actes ont des conséquences pour les sept milliards de personnes vivant sur la planète aujourd'hui, ainsi que pour les milliards d'êtres humains qui nous succéderont dans les siècles à venir ».

 

Les catastrophes naturelles de grande ampleur que connait le monde depuis quelques années ainsi que leurs conséquences sur les populations, nous emmèneront, à défaut de volonté politique  à prendre des décisions fermes. Telle la crise financière qui emmène les pays au pied du mur, après des années d’abus, la perspective d’une crise environnementale gagne chaque jour, à force d’inactivité politique un peu plus de (mal) chance de se réaliser.

 

 

 

 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 09:04

 secteur du service à la personne a soixante ans d’histoire en France. Il faut rappeler le contexte historique de celui-ci pour en cerner la ou les finalité(s). 

 

Depuis 1945, la régulation du secteur des services à la personne par les pouvoirs publics a évolué. Globalement, les quarante premières années ont été subventionnées par l’État.

De plus, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et jusque dans les années 1980, un système de régulation tutélaire a prévalu : l’État cherche à aider les familles sur la base de critères sociaux, à travers les services administrés de travailleuses familiales puis d’aides ménagères, profitant à des ayants droit subventionnés.


Cependant, depuis vingt ans, un marché se développe : depuis la fin des années 1980, un double objectif de création d’emplois et de réponse à des besoins sociaux a provoqué un infléchissement de la régulation tutélaire vers une régulation concurrentielle subventionnée.


Ainsi, le développement des services à la personne ne passe plus désormais par les services proposés par la puissance publique, mais par la mise en œuvre de politiques incitatives à l’émergence d’un marché dynamique.

C’est d’ailleurs dans cette logique que se sont inscrits les Plan I et II de développement des services à la personne, qui sont respectivement le Plan Borloo en 2006 et le Plan II de 2009.


Nous observons par la suite une évolution progressive depuis la seconde moitié des années 1980. Les rapports successifs ont identifié un besoin réel autour des services à la personne, tout en soulignant la nécessité d’y répondre de façon professionnelle et par des mesures sociales et fiscales incitatives.


C’est une activité qui est reconduite jusqu’en 2012 par le Plan Wauquiez.


Nous nous interrogerons prochainement sur la question de savoir quelles sont les potentialités pouvant être exploitées à La Réunion dans le cadre des services à la personne.


Le tableau suivant met en évidence une datation précise des vingt dernières années correspondant à des évènements importants s’inscrivant dans le cadre de la politique de soutien aux services à la personne.

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 09:02

40 millions d’euros, c’est l’argent qui a été pris par l’Etat en l’espace de quatre ans par l’instauration progressive de taxes sur la santé des étudiants. Augmentation de la participation forfaitaire et des cotisations étudiantes, franchises médicales, la santé des étudiants s’est transformée en source de revenu pour un Etat en mal d’économies. Ces ponctions gonflent artificiellement le coût de la santé sans pour autant améliorer la qualité des soins. Elles s’ajoutent aux difficultés financières de l’ensemble de la population étudiante qui a vu son coût de la vie augmenter en continue, sans que le système d’aides sociales ne permette d’amortir le choc de la crise.

 

Les étudiants, obligés d’être salariés pour 73% d’entre eux, ont lourdement été mis à contribution pour financer les économies budgétaires du pays. On ne peut pas en dire autant des industries pharmaceutiques et prestataires de soins dont les tarifs ont fait un bond moyen de 7,4% depuis 2007. En particulier, de nombreuses entreprises de médicaments ont pu afficher des bénéfices records cette année, sans que leur participation à la réduction des dépenses publiques n’aient été revue à la hausse (elles ne sont aujourd’hui taxée qu’à hauteur de 1,5%). Les étudiants doivent donc payer deux fois : d’un côté un tribut pour les finances publiques, de l’autre un surcout pour les laboratoires.

 

Ces chiffres révèlent l’inconscience du gouvernement quant à la crise sanitaire qui risque d’éclater

à très court terme. En effet, si les étudiants sont, en moyenne, en bonne santé, ils courent un véritable danger à voir des barrières financières les priver d’accès aux soins.

 

D’abord à court terme, cette augmentation du coût de la santé a des conséquences sensibles pour l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, plus d’un tiers d’entre eux a dû renoncer à un traitement l’année dernière faute de moyen et 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une visite chez le médecin.

 

C’est une réalité, les étudiants ont du mal à se soigner, et repoussent leur traitement au risque de voir leur santé se dégrader durablement mais aussi de voir leurs études compromises. La santé est un enjeu à part entière de la démocratisation de l’enseignement supérieur. Au-delà du risque immédiat, la situation sanitaire des étudiants doit nous interpeller sur l’avenir. Les étudiants d’aujourd’hui sont les cotisants de demain.

 

Ainsi, ne pas leur permettre de gérer leur santé aujourd’hui, c’est fragiliser la sécurité sociale à moyen terme. Elle devra notamment supporter le coût de traitements curatifs lourds qui auraient pu être évités.

 

L’UNEF et la FAGE ont tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois auprès du ministre de l’enseignement supérieur pour exiger des mesures immédiates. Nos organisations ont rappelé au ministre les enjeux de permettre aux étudiants de bénéficier d’une prévoyance particulière, en particulier par l’intermédiaire de leurs mutuelles chargée de les accompagner dans la maîtrise de leur santé. Mais ces alertes sont malheureusement restées lettres mortes. Pire, le gouvernement a fait le choix de la provocation. Les étudiants voulaient un plan de santé, le gouvernement répond par un doublement de la taxe sur leurs complémentaires.

 

Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe agit comme une épée de Damoclès en fragilisant nos mutuelles déjà sous financées.

 

Alors que tous les compteurs sont au rouge, nous ne laisserons pas le gouvernement nous imposer de nouvelles taxes pour financer le triple A de la France. A quoi bon faire des économies, si c’est au prix d’une crise sanitaire dont les conséquences risquent de laisser des traces indélébiles pour notre santé, et pour notre système de sécurité sociale.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 09:00

Lundi 31 octobre, le Premier ministre socialiste, Georges Papandréou, a annoncé la mise en place d’un référendum sur le plan européen d’effacement de la dette grecque auprès des banques. Cette annonce faite à Bruxelles, le 26 octobre, implique une perte de souveraineté des Grecques sur leur propre pays.


Cette décision donne au peuple Grec le choix de son avenir et d’être acteur de la vie politique et économique. D’autant plus que l’accord entre la troïka (Union Européenne, la Banque Centrale Européenne, et le Fond Monétaire International- FMI) et le gouvernement grec impliquera des mesures d’austérité à long terme.


Ce référendum  impose donc à la troïka un vote populaire et bien que tout le monde s’attende à un résultat positif, les classes politique et économique européenne tremblent. La peur du peuple par les forces capitalistes est flagrante. Car une chose l’emporte sur tout (que ce soit la politique politicienne et les pressions européenne et internationale), la consultation du peuple est l’élément de déstabilisation d’un système en perte de vitesse. L’important, ce n’est pas la question, mais le mode opératoire qui compte, car le peuple sera consulté pour son avenir.


Les Grecs sont divisés, mais satisfaits de la décision de leur Premier ministre, «  Je pense que la décision de Papandréou est la bonne. Il a subi tous ces mois la pression de l’Union européenne. Et il doit prendre ses responsabilités » a déclaré un Athénien à Euronews. D’autres déclare « Le référendum prouve l’incapacité du gouvernement, et ils veulent faire peser cet échec sur les Grecs. Si le référendum a lieu le résultat ne sera pas bon. Si on vote pour le FMI on est condamné, si on vote pour le retour à notre ancienne monnaie aussi. » Cependant, six grecs sur dix sont persuadés que le plan d’aide international, dans ses conditions actuelles, est une mauvaise chose.


La finance au détriment de la population


Durant des semaines, le peuple grec a résisté contre les mesures prises : diminution de 10% du salaire des fonctionnaires et des pensions accordées aux retraités, départ à la retraite passant à 65 ans contre 60, réduction des investissements publics et des dépenses de fonctionnement de l’État, création de nouveaux impôts et de nouvelles taxes, hausse de 10% des taxes sur l’essence, le tabac et l’alcool, hausse de la TVA…


Face à ces mesures jugées rigoureuses puis austère, les Grecs ont décidé de dire « Stop ».  Fonctionnaires, clochards, chauffeurs de taxi, dockers, douaniers, avocats, employés de banque, professeurs, journalistes, médecins hospitaliers, petits commerçants et employés du commerce ont manifesté jour et après jour contre le gouvernement.


La quasi-totalité des couches sociales de la société grecque ont été manifesté, comme les lycées et étudiants qui ont organisés sit-ins sur sit-ins. Pendant des semaines, les manifestations populaires se sont traduites par des grèves, arrêts de travail, manifestations, occupations de bâtiments officiels et défilés de véhicules en tout genre. Avec pour unique but déloger le gouvernement et la troïka.

Aujourd’hui, la contestation prendra une toute autre forme : le vote. « C’est l’expression la plus forte de la démocratie, un grand moment de patriotisme pour les citoyens, alors donnons le dernier mot au peuple et laissons les citoyens décider », a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou. 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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