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Journal Nou lè Kapab

Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 10:55

La place Tahrir s’est une nouvelle fois remplie cette semaine, les égyptiens se mobilisent contre le pouvoir militaire du Maréchal Hussein Tantaoui qui ne semble pas vouloir enclencher la transition démocratique avant le 28 novembre.


Entre instabilité politique...

Après la chute d'Hosni Moubarak en Février dernier, un gouvernement de transition fut chargé d'expédier les affaires courantes du pays et parmi elles, l'organisation d'élections législatives et présidentielle en réponse à la contestation populaire qui a provoqué la chute du régime.

Lors de la nomination de ce gouvernement transitoire, les égyptiens avaient clairement affiché leur volonté d’accélérer le processus de transition démocratique visant à transmettre le pouvoir au civil. La junte militaire au pouvoir semblait voir les choses sous un autre angle jusque ce que la mobilisation des égyptiens n'en vienne à faire démissionner le gouvernement transitoire lundi. Le pays est plongé dans une période d'instabilité politique sans pareil où l'armée et les politiques ne satisfont plus un peuple qui est déterminé à se battre pour vaincre.


Et répression militaire...

De violents affrontements opposaient cette semaine la police à des milliers de manifestants réclamant le départ des militaires au pouvoir, malgré la promesse du chef de l'armée d'organiser une présidentielle à la mi-2012 pour un retour au pouvoir civil. Les différentes journées de mobilisations furent marquées par une trentaine de décès et plusieurs milliers de blessés.

Le conseil supérieur des forces armées égyptiennes a effectivement décidé de répondre à la colère des manifestants par l'utilisation de gaz lacrymogènes. Alors que les frères musulmans s’insurgeaient mardi contre "les pratiques du ministère de l'Intérieur digne de l'ancien régime", plusieurs médecins affirmaient quand à eux que la police anti émeute a tiré à coups de balles réelles sur la foule à l'occasion du rassemblement mardi en plein centre du Caire.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 10:54

L’état fournit de nombreux chiffres, certains pour rassurer les marchés et d’autres pour tenter d’expliquer pourquoi le gouvernement UMP a décidé de geler les subventions aux collectivités, réduire les allocations, augmenter les impôts et les taxes et enfin la suppression des postes dans la Fonction Publique,  portant atteinte au service public.

 

Satisfaire les agences de notations

 

Après une croissance nulle puis en deçà des estimations, le gouvernement a décidé  d’intégrer dans le projet de loi de finances présenté au Sénat une baisse du déficit public de 5,7% du PIB cette année à 4,5% en 2012, puis à 3 % en 2013.  La dette de l’Etat est de près de 95,3 milliards d'euros en 2011 et devrait selon les estimations gouvernementales s'établir à 78,8 milliards en 2012.

 

Une nouvelle prévision de croissance de 1%, afin de conserver la note triple A. Le ministre de l'Economie, François Baroin, a déclaré mardi 22 novembre 2011 que tout était mis en œuvre pour « répondre aux objectifs que nous avons fixés, qui sont des engagements, avec des rendez-vous », afin de permettre à la France de conserver sa note triple A.

 

L'agence de notation Moody's a mis en garde la France, en cas de hausse durable de ses coûts de financement, l’agence baissera la note française. Cette annonce a réveillé les tensions et inquiétudes sur les dettes souveraines de la zone euro, faisant plonger les Bourses européennes. Malgré les mouvements de contestation, la dette souveraine perdure et les banques qui avaient bénéficié des aides de l’Etat, font pression pour que le gouvernement prenne des mesures de rigueur afin de répondre aux attentes du marché.

 

Chacun mettra la main à la poche

 

Ces mesures gouvernementales touchent tous les secteurs d’activité mais aussi les plus démunis. Parmi ces mesures,  les subventions de l’Etat aux collectivités devraient être diminuées, suite à la demande d’effort demandé par François Fillon.

 

Derrière les chiffres, des êtres humains. 1/3 de la population réunionnaise survit grâce aux aides sociales, la diminution des subventions de l’Etat aux collectivités qui reversent ces aides va entrainer une baisse pour les bénéficiaires. De même, le service public va être affecté par la diminution du budget national et local ainsi que la suppression des postes.

 

Au lieu de relancer la croissance et entreprendre des mesures vis-à-vis de l’emploi, le gouvernement a joué la carte du grand capital. Mettant à peine à contribution les hauts revenus et taxant à moindre échelle les transactions financières, ce sont les plus modestes qui subiront de plein fouet ce plan de rigueur.

 

Avec 60% des jeunes réunionnais au chômage, 120.000 illettrés, plus de 29% de la population réunionnaise sans emploi, 1/3 des ménages dépendant des aides sociales, La Réunion reste de nouveau dans sa misère et devra attendre un sursaut de la population pour que les choses changent et que les responsables politiques prennent leurs responsabilités vis-à-vis des Réunionnais, d’aujourd’hui et de demain.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 07:22

L’île de La Réunion est un espace micro insulaire où l’espace disponible est à la fois restreint et contraint. Restreint puisqu’elle compte plus de 800 000 habitants sur un territoire de seulement 2512 km2 ; soit la moitié de la surface d’un département métropolitain. Et contraint car les deux tiers de son territoire sont difficilement aménageables du fait d’une géographie physique particulièrement escarpée, associée à un contexte d’accroissement de la compétition pour l’accès à la ressource foncière où les options spatiales sont réduites.

 

 

Avec l’essor de la globalisation et de la mondialisation, la dimension géographique a vu son importance s’accroître fortement. Nous l’avons tous compris, nous observons une véritable croissance des espaces urbains, notamment sur le littoral et les mi-pentes de l’île. Urbanisation qui constitue donc une aubaine pour le développement des services.

 

Selon l’INSEE, le secteur des services à la personne est bien implanté sur l’Ile de La Réunion car il comptait 12 000 salariés en 2006, soit deux fois plus que le secteur du tourisme et presque trois fois plus que celui des hôtels, cafés et restaurants. Ainsi, 6% de l’ensemble des salariés de l’île  travaillent dans ce secteur ; un taux plus important qu’en France (4,6%). Les salariés travaillent en grande majorité pour des particuliers, mais l’activité des organismes agréés se développe rapidement. A cette même date, environ 15 000 ménages ont eu recours aux services à la personne. Selon une estimation, ils pourraient être entre 9 000 et 25 000 de plus en 2020. De plus, la grande majorité des salariés sont des femmes et deux sur trois sont âgées de 35 à 54 ans.

 

L’institut de la statistique note que l’emploi dans cette branche d’activité prend deux formes. D’une part, des particuliers emploient directement une personne à domicile. C’est le cas le plus fréquent : 9 200 salariés travaillent pour 10 500 particuliers employeurs. D’autre part, les Organismes Agréés des Services aux Personnes (OASP) peuvent vendre aux ménages des services réalisés par leurs salariés. 2 800 salariés travaillent ainsi pour les OASP. Une petite minorité de salariés (1,7%) travaillent à la fois pour un organisme et pour un particulier-employeur.

 

En 2006, 6% des ménages réunionnais ont fait appel au secteur des services à la personne. En France, ils sont 11% à avoir recours à ce type de service. Selon l’INSEE, cet écart s’explique par plusieurs facteurs : une jeunesse des ménages réunionnais, qui « ont donc moins recours aux services à domicile », un chômage très élevé, une forte proportion de femmes inactives et des revenus plus bas sont enregistrés sur l’île.

L’INSEE retient aussi que les salariés réunionnais de ce secteur sont moins bien rémunérés à l’heure qu’en France métropolitaine. Les hommes sont mieux payés que les femmes, en raison avant tout de la répartition des services proposés entre les hommes et les femmes. Une autre disparité concerne la géographie de l’île. En 2006, les salariés du Nord avaient un salaire horaire brut supérieur à ceux des autres régions de l’île. Un salarié qui travaillait pour un organisme gagnait en moyenne dans le Nord 13,30 euros brut par heure, alors que dans le Sud et l’Ouest, le salaire était de 10 euros.

 

Ce n’est que depuis peu que les services à la personne prennent leur envol à La Réunion et nous verrons les grandes lignes dans notre prochain numéro.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 07:19

Jamais la crise n’aura autant dominé les politiques en Europe et dans le monde. Les plans d’économies se multiplient et continuent de pressuriser les populations les plus fragiles.

 

Sous la pression des agences de notation, poussés par le duo Sarkozy Merkel, les pays de la zone euro ne se sont vu offrir qu’une et unique issue : appliquer des plans de rigueurs drastiques ou être mis au banc de l’Europe.

Les changements de dirigeant avec Papadémos en Grèce et en Montti Italie en sont l’illustration : les marchés choisissent des dirigeants non plus politiques mais technocrates qui sont les plus à mêmes d’imposer des plans de rigueurs durs aux populations.

 

Le credo de la rigueur.

 

Premier responsable du climat de peur et de dramatisation qui règne en Europe, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à utiliser la crise pour menacer sa propre population.

En assumant, par la voix du premier ministre, la mise en place du plan de rigueur « le plus dur depuis 1945".

 

Au delà de sa portée idéologique, ce plan de rigueur est d’abord et avant tout un nouveau coup dur pour les jeunes et les salariés du pays. Le gel des protections sociales c’est des aides au logement qui seront moins importantes l’année prochaine par rapport à l’explosion des loyers tout comme l’accélération de la réforme des retraites c’est plus de chômage pour les jeunes alors que l’impôt de solidarité sur la fortune va lui-même être diminué et que le bouclier fiscal reste en vigueur.

 

Unanime sur l’analyse d’un plan injuste et inefficace, qui risque de plonger le pays dans une dépression durable, le mouvement social connaît pourtant des difficultés certaines.  L’approche des échéances électorales ainsi que le manque d’alternative claire et audible entament les capacités de mobilisation de la population.

 

De plus, dans un contexte de crise de confiance, la volonté de Nicolas Sarkozy d’opérer la « thatcherisation » qu’il n’est pas parvenu à mettre en œuvre l’année dernière, rend la mobilisation des salariés risquée et incertaine. Pour autant, le mouvement social a un rôle déterminant et indispensable : il faut protéger les jeunes et les salariés des conséquences directes du plan de rigueur mais il faut aussi que le mouvement social démontre que les solutions prises sont injustes et ne sont pas les bonnes.

 

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 07:17

En octobre, l’institut national français d’études démographiques a publié sa note intitulé « Sept milliards d’êtres humains aujourd’hui, combien demain ? ». Quelques semaines plus tard, le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), a publié un rapport allant plus loin et prédisant que le nombre d'être humains sur Terre pourrait dépasser 10 milliards d'ici 2100.


Le rapport met également en avant que le nombre de terriens pourrait atteindre 15 milliards si les taux de fertilité se révélaient un peu plus élevés que les prévisions actuelles, « Avec seulement une légère variation de la fertilité, particulièrement dans les pays les plus peuplés, les chiffres pourraient être plus élevés.


Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l’UNFPA préconise « qu’en planifiant et avec les investissements voulus dès à présent dans les êtres humains, pour leur permettre d’opérer des choix qui servent non seulement leurs intérêts mais aussi ceux des biens communs planétaires, notre monde de 7 milliards d’habitants peut avoir des villes durables et prospères, une main-d’œuvre productive capable d’alimenter la croissance économique, des populations jeunes qui contribuent au bienêtre économique et social ». En effet, la hausse démographique engendre des défis qu’il faut traiter dès aujourd’hui. Alors que le bouleversement de l’ordre mondial est en train de se faire, la démographie aura  une place centrale que ce soit dans les domaines de l’économie, la gouvernance, l’environnement, l’éducation que l’alimentation, le respect des cultures et identités.


Des questions majeures pour le monde


Cette hausse démographique aura un impact certain sur la population du monde que ce soit dans les domaines de l’habitat, de consommation, de déplacement, d’emploi, d’éducation, toutes ces thématiques devront trouver des réponses adaptées aux changements climatiques mais aussi à l’évolution économique des pays dans une relation de co-développement, et non plus de concurrence.


Parmi les défis à venir, les jeunes restent au cœur du débat pour les Nations Unies, après avoir lancée l’année internationale de la jeunesse, l’institution internationale pose « Les jeunes : une nouvelle force pour refaçonner le monde ». Il est temps aujourd’hui que les jeunes deviennent acteur de la société, les jeunes âgés de moins de 25 ans représentent 43 % de la population mondiale. L’UNFPA préconise la création « de la prospérité » en leur trouvant des emplois, des meilleures conditions de vie, une prise en compte dans les instances de décision et une responsabilisation pour l’avenir de la Terre.

A ces problématiques, le manque d’eau est l’une des principales préoccupations des experts, « Le monde devra faire face à un déficit de 40 % entre les demandes et les ressources disponibles d'ici 2030 », indique le rapport. Le document rappelle  qu'il faut actuellement dix-huit mois à la Terre pour régénérer les ressources naturelles utilisées en une seule année. De plus l'accroissement démographique va entrainer la mises à mal des ressources tels que l'eau potable, la richesse des sols et des mers ou les forêts.


Avec la constante destruction de la planète, il faudra d'ici 2030 une seconde planète pour satisfaire les appétits et absorber les déchets de la nôtre, selon les calculs du réseau Global Footprint Network (GFN, empreinte écologique). Le charbon, le pétrole et le gaz ont favorisé la prospérité, mais produisent aussi des gaz à effets de serre modifiant notre climat et mutilant les écosystèmes qui nous nourrissent.


Brice Lalonde, diplomate français coordinateur de la prochaine Conférence de l'Onu sur le développement durable en juin, Rio+20 (20 ans après le Sommet de la terre de 1992), a expliqué qu’« En 2030, avec un milliard de plus sur terre, la question sera comment assurer la sécurité alimentaire et fournir les services essentiels à ce milliard de gens pauvres sans toucher à plus de terre, plus d'énergie et plus d'eau. »


Selon les experts cités par l’Agence France Presse, la Conférence Rio+20 devrait être consacrée aux moyens de créer des villes durables, favoriser les énergies renouvelables, mieux utiliser l'eau potable, gérer les océans de façon durable et mener une agriculture rentable sans abuser des pesticides chimiques.


Pourtant, certaines estiment qu’une action sur le taux de fertilité pourrait stabiliser la population à 8 milliards tout en aidant les pays pauvres à sortir de la pauvreté, à réduire « la tension sur les ressources naturelles » et à rendre les humains moins vulnérables aux effets du changement climatique.

Par AJFER - Publié dans : Journal Nou lè Kapab
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