Lundi 28 novembre 2011
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En octobre, l’institut national français d’études démographiques a publié sa
note intitulé « Sept milliards d’êtres humains aujourd’hui, combien demain ? ». Quelques semaines plus tard, le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), a publié un
rapport allant plus loin et prédisant que le nombre d'être humains sur Terre pourrait dépasser 10 milliards d'ici 2100.
Le rapport met également en avant que le nombre de terriens pourrait atteindre 15
milliards si les taux de fertilité se révélaient un peu plus élevés que les prévisions actuelles, « Avec seulement une légère variation de la fertilité, particulièrement dans les pays
les plus peuplés, les chiffres pourraient être plus élevés.
Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l’UNFPA préconise « qu’en
planifiant et avec les investissements voulus dès à présent dans les êtres humains, pour leur permettre d’opérer des choix qui servent non seulement leurs intérêts mais aussi ceux des biens
communs planétaires, notre monde de 7 milliards d’habitants peut avoir des villes durables et prospères, une main-d’œuvre productive capable d’alimenter la croissance économique, des populations
jeunes qui contribuent au bienêtre économique et social ». En effet, la hausse démographique engendre des défis qu’il faut traiter dès aujourd’hui. Alors que le bouleversement de
l’ordre mondial est en train de se faire, la démographie aura une place centrale que ce soit dans les domaines de l’économie, la gouvernance, l’environnement, l’éducation que
l’alimentation, le respect des cultures et identités.
Des questions majeures pour le monde
Cette hausse démographique aura un impact certain sur la population du monde que ce
soit dans les domaines de l’habitat, de consommation, de déplacement, d’emploi, d’éducation, toutes ces thématiques devront trouver des réponses adaptées aux changements climatiques mais aussi à
l’évolution économique des pays dans une relation de co-développement, et non plus de concurrence.
Parmi les défis à venir, les jeunes restent au cœur du débat pour les Nations Unies,
après avoir lancée l’année internationale de la jeunesse, l’institution internationale pose « Les jeunes : une nouvelle force pour refaçonner le monde ». Il est temps
aujourd’hui que les jeunes deviennent acteur de la société, les jeunes âgés de moins de 25 ans représentent 43 % de la population mondiale. L’UNFPA préconise la création « de la
prospérité » en leur trouvant des emplois, des meilleures conditions de vie, une prise en compte dans les instances de décision et une responsabilisation pour l’avenir de la Terre.
A ces problématiques, le manque d’eau est l’une des principales préoccupations des
experts, « Le monde devra faire face à un déficit de 40 % entre les demandes et les ressources disponibles d'ici 2030 », indique le rapport. Le document rappelle
qu'il faut actuellement dix-huit mois à la Terre pour régénérer les ressources naturelles utilisées en une seule année. De plus l'accroissement démographique va entrainer la
mises à mal des ressources tels que l'eau potable, la richesse des sols et des mers ou les forêts.
Avec la constante destruction de la planète, il faudra d'ici 2030 une seconde planète
pour satisfaire les appétits et absorber les déchets de la nôtre, selon les calculs du réseau Global Footprint Network (GFN, empreinte écologique). Le charbon, le pétrole et le gaz ont favorisé
la prospérité, mais produisent aussi des gaz à effets de serre modifiant notre climat et mutilant les écosystèmes qui nous nourrissent.
Brice Lalonde, diplomate français coordinateur de la prochaine Conférence de l'Onu
sur le développement durable en juin, Rio+20 (20 ans après le Sommet de la terre de 1992), a expliqué qu’« En 2030, avec un milliard de plus sur terre, la question sera comment assurer
la sécurité alimentaire et fournir les services essentiels à ce milliard de gens pauvres sans toucher à plus de terre, plus d'énergie et plus d'eau. »
Selon les experts cités par l’Agence France Presse, la Conférence Rio+20 devrait être
consacrée aux moyens de créer des villes durables, favoriser les énergies renouvelables, mieux utiliser l'eau potable, gérer les océans de façon durable et mener une agriculture rentable sans
abuser des pesticides chimiques.
Pourtant, certaines estiment qu’une action sur le taux de fertilité pourrait
stabiliser la population à 8 milliards tout en aidant les pays pauvres à sortir de la pauvreté, à réduire « la tension sur les ressources naturelles » et à rendre les humains
moins vulnérables aux effets du changement climatique.
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